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Titre : Syberia

Auteur : Dana Skoll

Edition : Michel Lafont

Date de parution : Mars 2017

Lu en : Format papier broché

Prix Amazon : Format papier broché ; 16.95 eur / Format numérique ; 9.99 eur

Cotation : 15/20

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Kate Walker, jeune avocate américaine, est envoyée dans le petit village montagnard de Valadilène pour conclure le rachat d’une usine d’automates qui appartient à la famille Voralberg. Mais à son arrivée, elle découvre qu’un héritier potentiel, Hans Voralberg, a disparu en Europe de l’Est. Créateur d’automates de génie qui a passé sa vie à chercher les derniers mamouths vivant sur Terre, il s’est lancé dans sa quête jusqu’au nord de la Sibérie. Kate devra le retrouver pour mener à bien sa mission et sera confrontée à de nombreux personnages et lieux étranges qui remettront en question la vie qu’elle s’était construite.

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Lors de sa sortie, annoncée sur les réseaux sociaux par la maison d’édition, je dois dire que le livre ne m’avait pas spécialement interpellé.
Adaptation écrite d’un jeu vidéo, j’avais vraiment beaucoup d’à-priori et je ne me sentais pas de risquer l’aventure.

Et bien…
Heureusement que ma petite bibliothèque de village l’avait car je serai passée à côté d’une belle histoire….

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Le livre contient tout ce qu’il faut pour un bon rendu : de l’aventure, un décor de rêve (on connait à présent ma passion pour les villages isolés et la période hivernale), des personnages attachants et une fin super émouvante! Cependant, un petit couac m’empêche de le mettre dans mes top lectures 2017…

Premier sujet : L’aventuuuure. Après un départ relativement gentillet, on plante le décor tout ça tout ça, des personnages qui ne laissent à première vue pas une grand impression, l’histoire prend un tournant tout à fait différent lorsque commencent réellement les péripéties de Kate.
Arrivée à la première étape de son voyage, elle ne s’attend clairement pas à tout le bordel qui allait suivre.
Oui, en général quand tu pars de New-York pour aller en France, tu t’attends pas à te retrouver à traquer les mammouths au fin fond de la Russie à la fin…
Et c’est pour le plus grand plaisir des lecteurs.
L’héroïne ne se prend pas pour une méga bad-ass, ce qui ne lui ressemblerait pas, mais on assiste tout de même à une belle évolution de sa mentalité. D’une vie organisée, centrée autour de son travail, elle en vient à apprécier l’aventure et les situations inopinées. Elle est d’abord peu encline à sortir de sa routine mais lorsqu’elle comprend qu’elle n’a pas le choix et que tout cela va la mener à découvrir des parts d’elle-même qu’elle ne connaissait pas, elle change radicalement et n’hésite plus à faire confiance à son instinct et surtout.. son humanité.
Car après tout, tout ce qu’elle entreprend est par pure dévotion à un vieil homme qui n’a jamais réussi à réaliser son rêve… Un vieil homme malade, qu’elle connait à peine mais dont l’histoire la touche, et nous touche, au plus profond.
Cet homme, c’est le fameux Hans.
Il est extrêmement complexe, son passé est un livre à lui tout seul. Ca le rend authentique.
A de maintes reprises, nous doutons de la réussite de leur mission. Rien ne semble être en leur faveur. Entre le temps qu’il faut à Kate pour retrouver Hans, les malfrats qui entravent leur chemin jusqu’à leur destination finale, les complications qui retardent la mise à bien de leur entreprise principale menant à toujours plus de rebondissements.
Même si on en vient à prévoir les moments où apparaîtront ces problèmes, l’auteur n’en est pas moins surprenante dans la façon dont elle déroule les événements.

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Comme je le disais, c’était couru d’avance, un cadre hivernal, ça ne pouvait QUE me plaire. Et en effet, l’ambiance est presque magique. Chaque décor dégage une impression différente malgré l’omniprésence du froid.

S’il y a bien un personnage que j’ai adoré, c’est Oscar, l’automate créé par Hans qui a pour but de les mener à bonne destination. Kate décrit très bien ce qu’on ressent pour lui tout au long du livre : il n’est peut-être qu’une machine mais il possède d’indéniables qualités et sentiments propres à l’humain. Il était réellement touchant et m’a beaucoup surprise au fil des pages. C’est vraiment lui que je retiens de plus positif dans le livre.
L’évolution de Kate était très intéressante, mais j’ai un problème avec la façon dont l’auteur rendait ça. C’était un peu trop… simple. Une explication des pensées à la limite du trop basique et primaire qui dénaturait un peu la profondeur du personnage… Ce point est cependant contre-balancé par le développement du personnage de Hans qui était très très réussi. Mais bon, c’est quand même dans les bottes de Kate que nous vivons l’histoire, un peu plus de réalisme n’aurait pas été de trop.

Ce qui nous amène à l’écriture. De manière générale, le livre est vraiment facile à lire, les pages défilent et on veut toujours aller voir plus loin. L’auteur nous fait mariner jusqu’à la toute fin qui est spectaculaire et m’a même arraché une larme (comment ça j’suis sensible?). MAIS, l’écriture manque cruellement de complexité. En voulant rendre le texte léger, elle en a, malgré elle, développé le côté fade de la plume… On en revient donc inexorablement à la construction du personnage de Kate qui est trop neutre que pour être attractif pour le lecteur. Avec un peu plus de vie et de recherches dans ses formulations de phrases, Kate nous serait apparue bien plus sensible. Ici, les mots banals nous offrent une héroïne à la limite du quelconque.

Voilà donc le soucis du livre, une plume relativement plate…
Ayant, été directement touchée par Hans et tombée sous le charme du petit Oscar, je voulais poursuivre l’aventure jusqu’au bout. Et de toute évidence, celle-ci fonctionne et nous fait voyager, je ne regrette absolument pas d’être passée outre ce défaut. Si le rythme des rebondissements peu sembler décousu et sans queue ni tête à certains, il m’a personnellement permis de m’accrocher et d’oublier l’écriture presque médiocre. Est-ce un défaut de traduction ou réellement le rendu de l’auteur? Aucune idée…

Je garderai cependant un souvenir très agréable de cette lecture et je la recommande  à ceux qui souhaitent un bouquin simple mais efficace et ne sont pas trop regardant sur la complexité de l’écriture (ou plutôt absence de complexité…). L’aventure est réellement au rendez-vous et malgré tout, j’ai quand même réussi à être touchée par l’entreprise de Kate. Ecriture simpliste ou pas, le livre garde un bon potentiel quant au développement de l’intrigue!

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1 thought on “Review > Syberia”

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