Science-fiction

│J’AI LU│Outsphere

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Des colons ayant quitté la Terre 80 ans plus tôt découvrent Eden, planète végétale qui doit devenir le nouveau berceau de l’espèce humaine. Mais alors que la planète s’avère riche en dangereuses surprises, un nouveau vaisseau arrive en orbite, des humains partis de Terre 20 ans plus tôt, modifiés génétiquement et bénéficiant de technologies avancées. La survie de l’humanité est en jeu. Mais de quelle humanité?


Salutation petit monstre, ça faisait un sacré moment qu’une chronique livre n’avait plus pointé le bout de son nez ici. Le service va reprendre, ne t’inquiète guère. Je remercie Anaïs de m’avoir contactée par mail pour me proposer cet ouvrage. Ce fut une réelle bonne surprise malgré quelques petits défauts. Faut dire qu’elle me l’a vendu comme, je cite : « roman de space-opera qui derrière une histoire mêlant aventure, découverte et politique, questionne ce qui définit l’identité de l’espèce humaine, et qui oppose deux philosophies, l’une individualiste et l’autre collectiviste ». Autant de beaux mots qui se suivent, il ne m’en faut pas plus!

Clairement, je n’ai pas été déçue. L’arrivée des colons suit de près celle des Atlantes ; ces fameux humains génétiquement modifiés. Ils sont identiques à l’Homme avec quelques particularités – incapacité de mentir, collectivisme et rationalité à toute épreuve. C’est une sorte d’humanité robotisée. Et je dis : YES. J’aime vraiment ces éléments qui permettent de remettre en question toute une ribambelle de choses. Qu’est-ce qu’est un humain? Qu’est-ce qu’est l’humanité?

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Sur la même lancée, le premier truc qu’on nous rabâche c’est bien que « faudrait pas qu’on commette à nouveau les mêmes erreurs que sur Terre hein, une fois pas deux, saperlipopette ». Ouais. L’idée est bonne les gars. Mais dans les faits… couci-couça hein. Pareillement, j’aime la réflexion que ça apporte. Il y a cette espèce de vision très pessimiste de l’humain à laquelle j’adhère quelque peu – ouais, j’suis quelqu’un d’hyper joyeux moi, comme ça. Sauf que, c’est pas si simple. On voit aussi que l’Homme reste un être de bonnes intentions, un être qui se trompe, qui apprend sans cesse. Cependant, que ce soit sur Eden ou sur Terre, l’histoire semble se répéter. Les colons et les Atlantes sont au final très proches, le premier groupe se laissera trop souvent influencer par ses émotions, le second semblera bien trop froid, presque indifférent. Dans les deux cas, ça fait pas des chocapics. Ça laisse fortement penser que l’humain est condamné à répéter les mêmes erreurs. C’est un véritable équilibre entre la tête et le cœur. L’Homme ment, a peur parfois de manière irrationnelle mais il peut aussi aimer et être capable d’empathie. L’Atlante possède un instinct de survie et chacune de ses actions se base sur des statistiques, il peut faire survivre l’espèce humaine mais à quel prix?

Il ne faut pas non plus négliger l’aspect découverte du roman. Si j’ai parfois eu l’impression qu’on nous installait sur une nouvelle planète tout en rencontrant les êtres qui la peuplent – y en a des comiques tu verras, non c’est faux, ils veulent ta peau – pour justifier le reste l’histoire, ça n’en restait pas moins intéressant. Bon, je regrette tout de même que toutes ces découvertes archéologiques n’aboutissent pas encore à quelque chose de concret – espérons que ce sera exploité dans le second tome, ça promet un truc bien bad-ass.

Pour clôturer sur le seul réel point négatif que j’ai trouvé, je dirai que j’ai eu un gros soucis avec la multitude de personnages et le peu d’attache que j’ai pu former avec eux. C’est ce genre de récit avec un narrateur omniscient mais qui met en scène environ un million de personnages sur lesquels on sait au final peu de choses. Je n’ai pas de mal avec l’écriture à la troisième personne mais quand le narrateur est partout avec tout le monde tout le temps, pfiou, ça tourne quoi. Pour le coup, l’auteur choisit de mettre une distance supplémentaire avec ses personnages en ne nous livrant que le strict minimum pour nous permettre de vite fait remettre leur tête quand ils réapparaissent. Après c’est vraiment le seul problème que j’ai à mentionner, le contenu du livre étant d’une justesse et rigueur incroyable c’est suffisant pour que je te le recommande. Surtout si t’aimes philosopher sur le sens de ta vie.

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