LECTURES, Science-fiction

│J’AI LU│Killer T

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4e_couverture

Quand Charlie est accusée à tort d’avoir mis une bombe dans le lycée, Harry essaie d’aider la fascinante jeune fille, mais sans succès.
Deux ans plus tard, à la sortie de prison de Charlie, la modification génétique est en plein essor : adieu cancers, bonjour perfection physique ! Sauf que des terroristes sèment une panique mondiale en créant Killer T, un virus synthétique dont le taux de mortalité atteint 90 %. Ils réclament un milliard de dollars pour diffuser son vaccin. Harry, devenu entre-temps journaliste sur Vegas Local, retrouve la trace de Charlie dans le journal : elle travaillerait pour un labo clandestin…
Dans un monde où la manipulation de l’ADN est désormais à la portée de n’importe qui, Charlie et Harry vont s’aimer, se trahir, se séparer, se retrouver, se battre dans un seul but : survivre.


G rien compri lol.

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Non, allez, je vais faire un effort mais, petit monstre, y a pas grand chose qui fonctionne dans ce roman. Déjà on te vend une espèce de dystopie, anticipation, SF de la mort alors que dans les faits j’attends toujours de voir ce bordel arriver. Tu vois le résumé ? Bah c’est du gros foutage de gueule. Tu t’attends à du gros retournement de cerveau, des complots de scientifiques tarés mais t’inquiètes y en a des tares dans cette joyeuseté.

C’est long, vraiment TRÈS long. On entre dans le vif du sujet au 2/3 du roman (et je suis sympa) mais on va dire que l’auteur ne se foule pas trop non plus. On te balance deux trois machins sympas sur les mutations chelous mais faut pas trop déconner. Y a une multitude de pseudo-intrigues qui démarrent à tout bout de champs pour ne servir à absolument rien au final. Rien ne fait de sens, rien ne se recoupe au final pour que tu puisses enfin te dire « Ah oké tout ça pour ça waw c du géni hihi je m’y attendais pas », bah non que dalle. On démarre avec des pré-ados, Charlie qui se fait injustement condamner à deux ans de prison pour avoir fait faire boum à son école amochant deux personnes au passage et Harry qui pense avec ce qu’il y a dans son slip. Et c’est à peu près tout ce qu’il y a besoin de savoir. Vu qu’il ne se passe rien qui fasse avancer le semblant d’intrigue. On suit leur (manque d’) évolution jusqu’à leurs 20ans à peu près, le récit s’éloignant toujours plus de la merveilleuse SF d’anticipation qui me faisait rêver.

Et c’est pas le pire. J’ai vraiment été mal à l’aise devant la façon que l’auteur avait de se représenter ses personnages. Y a une espèce de sexualisation malsaine à travers tout le bouquin. L’histoire débute donc lorsque les protagonistes ont 13 ans. Charlie est directement décrite comme vachement sexy. C’est presque les premières choses qui sont dites à son sujet. La meuf a 13 ans, faut se calmer à un moment. L’auteur ne s’arrête pas en si bon chemin et garde cette manie de décrire chaque personnage féminin du bouquin en insistant lourdement sur leur décolleté (essentiel pour « l’intrigue ») ou leurs belles fesses (pareil, c’est un rebondissement sans pareil dans le déroulement du scénario). Puis ça enchaîne avec des réflexions somme toute hyper sensées du genre « abawé vaut mieux coucher qu’être seule » : heu ouais ou tu peux aussi faire des personnages féminins dont le monde ne s’arrête pas de tourner dès qu’elles sont seules et sans induire que les meufs qui couchent sont d’office désespérées tant qu’on y est, le sexe pour le plaisir du sexe ça marche aussi… Ça fait limite un peu la meuf qui se force quoi, bravo les gars. Et t’as le fameux Harry qui n’en rate pas une non plus vu que son existence entière se résume à Charlie, coucher avec Charlie, râler parce que Charlie a l’audace de coucher avec d’autres mecs alors que lui bah il lui paye des trucs donc ça veut dire qu’elle lui doit au moins du sexe, non ? J’AI PAS LES MOTS TELLEMENT C’EST DÉRANGEANT.

Puis ce qui est super marrant également c’est que l’auteur fait en sorte que son lecteur capte que dans une relation y a jamais que le physique qui compte. Harry est complexé pour tout un tas de trucs, il se fait modifier outrageusement pour ressembler à une espèce de mannequin et c’est là que Charlie s’intéresse à lui. Le mec il n’a même aucun problème à dire ouvertement « Non mais heureusement que j’ai payé des sommes indécentes pour être différent sinon j’aurais décidément jamais pu pécho Charlie lolilol ». Waw quoi. Ouais, ok, ça pousse à la réflexion, en effet. Mais j’ai pas l’impression que c’était une volonté de l’auteur. Vu qu’à aucun moment il ne donne même un maigre indice qui dirait que bon sang c’est cata de se comporter ainsi. Non non, tout va bien dans le meilleur des mondes : Harry est parvenu à coucher avec Charlie.

Y’a zéro cohérence, zéro cheminement réfléchi. Les personnages sont déplorables. Les thèmes bien que pertinents sont délaissés au profit de.. bah rien en fait. Je sais pas quoi dire de plus. Si tu veux perdre une journée de ta vie à rouler les yeux au ciel: lis-ce livre. Courage.

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9 réflexions au sujet de “│J’AI LU│Killer T”

  1. Eh bien n’aimant pas spécialement les livres qui font rouler les yeux… je vais passer mon tour et c’est dommage, la couverture m’avait tapé dans l’œil (mais je ne m’étais pas renseignée plus que ça, je me disais juste que ce roman avait l’air cool, comme quoi).

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