LECTURES, Science-fiction, Young-adult

│J’AI LU│Warcross

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La vie est dure pour Emika, 18 ans, criblée de dettes, et qui survit comme chasseuse de primes dans les entrailles de Manhattan. Aussi, bien décidée à fuir cette réalité, la jeune femme chausse ses lunettes connectées et plonge dans l’univers fantastique du jeu en réseau le plus incroyable jamais inventé : Warcross. Mais quand elle pirate la finale du grand tournoi de l’année, elle est repérée par l’intrigant créateur du jeu : Hideo Tanaka, un jeune et beau génie dont les fans se comptent par millions. Emika sent pourtant que les intentions d’Hideo dépassent le cadre de Warcross et pourraient bien faire vaciller la frontière fragile entre réel et virtuel…


Je me décide enfin à sortir ce livre de ma pàl. ENFIN. Et je ne regrette pas.

J’aime beaucoup Marie Lu. C’est réellement une autrice qui écrit pile comme je l’aime et tous les livres que j’ai pu lire d’elle m’ont comblé. Warcross ne fait pas défaut, j’ai passé un très bon moment de lecture. Nous n’approchons pas non plus du coup de coeur, malheureusement. Je dois dire que je l’espérais un peu tout de même, avec les échos que j’ai pu avoir, mais je suis loin d’être déçue.

Comme tu peux le lire dans le résumé, Emika n’a pas trop la belle vie. Elle est à deux doigts de se faire dégager de son appartement dont elle ne sait plus payer le loyer. Son casier judiciaire n’est pas des plus vierges (mais rien de grave non plus, tu verras toi-même) du coup c’est tendu pour elle de trouver un bon job : personne ne veut l’employer. C’est pour ça qu’elle se retrouve à vagabonder dans Manhattan comme chasseuse de primes. Puis, sur un coup de tête, parce que c’est giga fun d’être à fond dans l’illégalité : elle hack le tournoi du jeu qui rend tout le monde fou, Warcross. Elle s’attend à se faire défoncer puis en fait, Hideo Tanaka, le mec qui a créé le jeu lui propose de bosser pour elle. Paraitrait qu’un certain quelqu’un essaie de faire foirer le jeu et c’est à Emika que revient la tâche de trouver ce type !

J’ai adoré l’héroïne. On ne nous ennuie pas avec une chouineuse ou une meuf débordant de niaiserie, non, Emika est réellement intéressante. Elle a un passé difficile et la construction de son personnage est plus que crédible. Elle ne passe pas son temps à se morfondre, elle est impulsive mais sans être stupide non plus, elle est d’une rare intelligence. Bref. J’achète. Puis en plus elle a les cheveux de toutes les couleurs et une manchette de tatouages. Voilà, c’est un argument en sa faveur carrément valable je trouve. Hideo Tanaka, bien qu’une représentation clichée du mec un peu trop mystérieux toi-même tu sais, n’est pas dérangeant non plus. Ce n’est pas un homme d’affaire imbu de lui-même, ce n’est pas l’archétype young-adult du bad-boy. Non, c’est un mec qui a réussi à se faire un nom en utilisant son cerveau et son talent et qui reste fort fermé sur lui-même sans être un connard. Je trouve ça sympa, ça donne pas envie de casser la tête aux personnages principaux durant tout le livre, c’est assez important quoi. Les autres personnages, plus secondaires, sont malheureusement trop peu développés que pour avoir un vrai avis dessus !

Le récit se déroule sans encombre, d’une fluidité extrêmement plaisante. Le décor vend du rêve. D’ailleurs, j’applaudis l’imagination et inventivité de l’autrice parce que pour se représenter tout l’aspect virtuel omniprésent dans le bouquin, purée, chapeau. À certains moments, je me sentais limitée. Je sentais que mon esprit était bien trop commun que pour parvenir à saisir la moitié de ce que Marie Lu avait envie de nous faire voir. C’est du génie, même si ça reste un peu frustrant. J’ai une chose à dire : UN FILM. Honnêtement, ça pourrait carrément le faire !

L’originalité du roman passe en grande partie par ce qu’il promet déjà dans son résumé : les jeux-vidéos. Mon paragraphe juste au-dessus va bien dans ce sens, l’autrice propose un machin vachement bien ficelé ! Mais il n’y a pas que ça… Si Emika se retrouve à jouer les chasseuses de prime, ce n’est pas pour rien. Le taux de criminalité a augmenté et la police est clairement trop débordée pour s’embêter à aller arrêter les petits fauteurs de trouble, c’est aux personnes comme Emika que revient la tâche de les arrêter. Le récit surf quelque peu sur ces notions d’illégalité, de crime et elles prennent une place beaucoup plus centrale au fur et à mesure que l’histoire évolue. Ce n’est pas un énième livre young-adult sans substance et qui ressemble à tous ses prédécesseurs.

Au final, Marie Lu nous promet une réflexion pertinente sur bien des enjeux et il me tarde de me procurer le second tome pour découvrir tout ça ! Malgré tout, je dois avouer qu’une grosse partie du dénouement final est plus que prévisible. C’est mon seul regret mais ça ne m’aura pas empêché de ressortir de cette lecture plus que contente.

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8 réflexions au sujet de “│J’AI LU│Warcross”

  1. Je ne l’ai pas lu mais je pensais le proposer à mon frère qui adore l’univers des jeux vidéos, de l’informatique, … Ta critique me conforte dans l’idée que ça risque de bien lui plaire.

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  2. Franchement rien qu’en lisant le résumé je me suis dit « meh… Non. » je ne crois pas que je suis le public cible du tout, y’a déjà trop d’éléments qui me saoulent de base (la fille jeune super forte dans tout ce qu’elle entreprend, le bg mystérieux) je te crois quand tu dis que c’est bien fichu malgré tout mais je ne pense pas être capable de passer outre :/

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