BRIC A BRAC, Tea Time Talk

│TEA TIME TALK│L’orthographe, peut-elle ruiner la réception d’une œuvre? (SPOILER : OUI)

Je vais penser cet article de la manière la plus diplomate possible malgré que le sujet me titille un peu hihi.

 

orthographe_01

La semaine passée, je publiais ma chronique sur Rohana, les Héritiers de Dyméria. Chronique plutôt très négative d’ailleurs… Je t’invite à cliquer ici pour la lire si ce n’est pas encore fait. Ce qui me posait problème dans ce bouquin, c’est qu’il comptabilisait un nombre affolant de fautes d’orthographe, de grammaire, de syntaxe et j’en passe et des meilleures. Je pense l’avoir déjà mentionné à plusieurs reprises mais je suis assez sensible à tout cela lorsque je lis… D’où la naissance de cet article.

L’auteur, Benjamin Chavouet, m’a gentiment contacté afin de m’expliquer que l’exemplaire disponible sur le site de Librinova n’est pas le dernier en sa possession. Que celui-ci n’était « pas exempt de fautes d’orthographe mais que plusieurs relectures par plusieurs personnes [avaient] été réalisées » (ici, je cite afin d’être la plus transparente possible et ne rien extrapoler moi-même). Il en est le premier désolé et me précise qu’il n’avait malheureusement « pas le budget pour se permettre une correction professionnelle et [qu’il n’avait] aucune connaissance dans le milieu ». Il m’expliquait n’avoir suivi aucun cours d’écriture ou quoi que ce soit, bref : être un vrai novice question pondre un roman mais ‘simplement’ un amoureux des belles histoires tout comme les personnes qui ont eu en mains le roman avant sa publication. Il regrettait que je ne puisse juger l’histoire en tant que telle car je n’avais pas réussi à poursuivre ma lecture jusqu’au bout. J’ai réellement apprécié que l’auteur se montre diplomate et courtois car j’ai bien conscience que s’essuyer une critique négative n’est jamais facile et certain•e•s peuvent vite devenir assez violent•e•s. Mais… parce qu’il y a un mais. Je ne suis pas convaincue par ce qu’il m’avançait et plusieurs points ont soulevé moult réflexions dans ma petite tête…

Il faut également savoir que dans ma chronique, je mentionnais entre autre le fait qu’au prix du livre broché, ça me faisait bof rigoler de faire ce triste constat question orthographe tout ça. Je me permets de te copier-coller un passage de son mail, j’ai vraiment grincé des dents sur cette partie-là :  

 

C’est peut-être le seul point où je suis en désaccord avec vous : Est-ce qu’un amateur d’art peut dire qu’on lui a « manqué de respect » parce qu’il a payé pour voir une exposition d’artistes novices ? Est-ce qu’un amateur de théâtre peut dire qu’on lui a manqué de respect s’il n’apprécie pas la pièce que des amateurs viennent de jouer devant lui ? Personnellement, je sais que quand j’achète le premier livre d’un auteur inconnu qui s’auto-édite, je ne considère pas qu’il m’a entubé si j’ai des choses à redire à son roman. Le prix que les lecteurs paieront pour lire mon livre, c’est le prix que coûte l’édition papier en grande majorité, pas le prix de mon unique travail.

 

J’ai évidemment fait un ‘EDIT’ de ma chronique afin de spécifier que j’ai eu la mauvaise version du livre même si cela reste très embêtant pour le lectorat qui a pu se procurer celle-ci… Vu que c’est celle disponible sur le site de Librinova.

Ce qui nous amène au vif du sujet… Mon blabla de personne un peu en colère. Mettons-nous d’accord, ici, je vais parler vraiment de manière générale et plus simplement sur le livre de cet auteur ! Je le précise avant de me manger des « oué tu t’acharnes t pa gentille »…

 

orthographe_02
Vu que je suis une scientifique avertie (lol), j’ai conduit une étude (mdr) sur instagram (scientificité x1000) pour voir ce que le peuple pensait de l’importance de l’orthographe au sein d’une œuvre et si une mauvaise orthographe justifiait l’abandon de la lecture pour eux.

ortographe_01ortographe_02

Notons que la moitié de ceux qui ont voté pour ‘je continue’ est venue me trouver pour me dire que ça dépendait du nombre de fautes, de la gravité de celles-ci et que ça marchait uniquement si le récit se montrait accrocheur dès le départ. Comme je l’ai expliqué à l’auteur lorsque je lui ai répondu, tout le monde aura une sensibilité différente. Certain•e•s se montrent plus tolérant•e•s que d’autres et c’est normal. Toutefois, on ne peut, à mon sens, pas reprocher à quelqu’un de ne pas parvenir à venir à bout d’une lecture bourrée de fautes en tout genre. Je ne l’invente pas mais la forme et le contenu restent liés… C’est littéralement ce que je vois en cours. Pour assurer la bonne réception d’une œuvre, il y a une norme à respecter. Évidemment, il faut savoir se renouveler et transcender quelque peu cette norme. MAIS… La langue française et le respect de ses règles élémentaires ça reste quand même le basique du basique. Manon, du blog Ombrebones et autrice belge, tout aussi scandalisée que moi répondait à un commentaire en disant qu’en effet « le respect de la langue française n’est pas une option » quand on écrit un livre. Et je suis on ne peut plus d’accord ! On parle quand même de littérature, cela va de paire, ce n’est pas un aspect que l’on peut décemment négliger à partir du moment où on se fait publier.

D’office, le contenu c’est LA part intégrante du roman. Logique. C’est l’histoire, quoi… Mais de là à cracher sur la forme ? Mh. Permets-moi d’en douter. De l’extérieur, pour la personne qui doit assurer la réception du texte, cela donne surtout l’impression d’un manque de sérieux, de rigueur et de respect. Une envie de faire ça vite fait bien fait, de céder, peut-être égoïstement, à son rêve d’être publié sans fournir TOUT le travail éditorial minimal derrière… Certes, des réflexions peut-être erronées… mais cela reste ce lecteur là qui devra se dépêtrer avec un texte de mauvaise ou en tout cas médiocre facture et qui devra se faire une opinion dessus.

 

 

orthographe_03

Être amateur, novice, débutant, peu m’importe n’implique aucunement un laisser-aller sur ce qui constitue la facture d’une œuvre. Pour reprendre l’exemple que l’auteur utilisait dans le passage que j’ai cité ci-dessus : si je vais voir des jeunes artistes se produire sur scène mais qu’ils arrêtent en plein milieu pour me dire qu’ils n’avaient pas la possibilité d’apprendre la fin beh je ne vais pas être contente… Tu vas au bout des choses ou tu ne les fais pas… Il y a toujours moyen, en étant auto-édité, de fournir un travail éditorial de qualité. Cela demande du temps et de la recherche. Il existe bon nombre de groupes Facebook avec des bêta-lecteur•trice•s prêt•e•s à relire des projets selon diverses modalités, il existe des correcteurs en ligne gratuits ou non qui font un travail plus que satisfaisant… Les ressources ne manquent pas, être novice n’est pas une excuse. Je m’aventurerais même à dire que c’est pire d’utiliser cette excuse…

L’auto-édition est déjà plutôt mal considérée dans le monde littéraire, souvent jugée de basse-littérature ou du moins plus médiocre. Laure-Anne, du blog Labraun et autrice tout comme Manon, me rappelait à quel point c’est courant lors des démarchages auprès des maisons d’édition de s’entendre dire « ah mais passez par l’auto-édition, ça ira plus vite »… Y a sans cesse cette image de la voie ‘facile’ qui est associée à l’AE et facilité est loin de rimer avec qualité (yep, cet exemple foire vu que ça rime pour de vré hihi)… Se permettre de négliger l’aspect correction, c’est potentiellement tirer dans le pied de plusieurs auteur•trice•s qui choisissent cette voie et le font minutieusement… Je ne peux m’empêcher de trouver ça un tantinet irrespectueux.

 

orthographe_04

De nouveau dans la partie du mail que j’ai cité plus haut : le fait que le prix établi soit celui demandé par l’édition en général et pas le travail de l’auteur en lui-même n’a que peu de pertinence. Cela ne change rien pour le lecteur qui a le droit de se sentir lésé s’il estime que le produit fini qu’il s’est acheté n’est pas correctement finalisé. Il y a commercialisation de produit, le lecteur s’attend à quelque chose et se retrouve avec un objet dont la facture n’est que peu correcte. De nouveau, certains n’y verront pas trop de soucis et tant mieux pour eux s’ils parviennent à accepter ce manque de rigueur. Je trouve cependant cela triste que l’on continue de cautionner tout et n’importe quoi sous prétexte de chercher à raconter une jolie histoire. L’histoire peut être hyper sympa mais s’il y a vente de cette histoire, le lecteur est en droit d’attendre que sa mise en forme soit soignée.

 

orthographe_05

Au delà de la sensibilité de chacun en matière d’orthographe et de respect des règles élémentaires de grammaire, notons également que chacun aura sa préférence question prose. Concernant Rohana, j’avais relevé dans ma chronique un certain manquement au niveau de la syntaxe, du lexique et j’en passe. À la rigueur, ces aspects-là sont encore secondaires. Tout comme l’appréciation d’une plume qui est totalement plus subjective. Ce n’est donc aucunement ce dernier point que je remets en question ici, soyons clairs.

Je souhaiterais réellement que l’on cesse de taper sur les doigts de ceux qui osent écrire quand quelque chose leur déplaît. Surtout quand c’est prouvé par A+B que cela cause du tort à d’autres personnes (ici, l’AE si t’as suivi). Être blogueuse, ce n’est pas un métier, je n’ai rien à gagner, mon seul but ici c’est de me montrer honnête avec toi petit monstre. Si je ne suis pas d’accord avec quelque chose, je ne me retiendrai jamais de le dire. Certes, je suis full of sarcasmes, ça ne changera pas. Mais ça ne m’empêche pas de me montrer extrêmement polie et en général plutôt constructive en matière de retours-lectures. Il faut vraiment arrêter de venir s’exciter sur les blogueur•e•s qui ne sont pas tou•te•s prêt•e•s à cautionner mille et uns travers en matière de littérature.

Oui, la mauvaise facture d’un texte peut carrément ternir l’opinion d’un lecteur après une poignée de pages et l’empêcher de venir à bout de l’histoire. Ça paraît logique. Si après quelques chapitres tu parviens à remarquer que l’héroïne de ton livre est agaçante, ça suffit parfois à te faire refermer le bouquin malgré que le reste de l’univers te captive… Exemple encore plus extrême, y a tellement de gens (moi compris) qui font un délit de faciès énorme sur des livres dont la couverture leur plaît bof et qui n’achèteront donc jamais ledit bouquin! Pourquoi refuser de lire un livre ne serait pas acceptable quand le soucis vient du (non)respect de la langue française?

À nouveau, je remercie Benjamin Chavouet pour son mail calme, posé, tranquille. Si jamais vous passez par ici, gardez en tête que je vous vise pas vous particulièrement pliz. Je répondais autant à votre mail, qu’à des messages que j’ai reçus et des trucs auxquels je pensais de manière générale. Et toi petit monstre, n’hésite pas à me dire ce que tu penses de tout ça. Je n’ai qu’un truc à ajouter : dans les commentaires, bienveillance ou silence ! La bise à toi

PS : le premier qui vient me dire « oué j’ai trouvé une faute dans ton texte donc tu peux rien dire », je lui fais manger ses décédés et lui demanderai : EST-CE QUE TU PAIES POUR LIRE MON ARTICLE ? NON DONC YOU MISSED THE POINT ET TU PEUX RECOMMENCER À LIRE POUR COMPRENDRE.
(je t’aime)

PPS : article le plus long sur le blog jamais écrit wow et en étant en méga crise de migraine en plus stp.

signature_01

41 réflexions au sujet de “│TEA TIME TALK│L’orthographe, peut-elle ruiner la réception d’une œuvre? (SPOILER : OUI)”

  1. Je te rejoins sur le concept. Il est évident qu’on attend un minimum, auto-édition ou non. D’ailleurs, certaines ME ne font pas l’effort de corriger correctement les textes qu’ils publient. Dernier exemple en date, j’ai lu un Livre de Poche dans lequel j’ai relevé deux fautes (à mon petit niveau) mais ce ne sont que deux fautes dans plus de 400 pages. Est-ce que je dois pleurer ? Non. Mais on parle d’une ME à grand budget. C’est assez dommage. Je ne cherche pas la petite bête, je constate. Donc à ce stade, c’est tolérable et passe.
    Je suis moins regardante en auto-édition mais si je devais trouver des fautes à toutes les pages, ça m’énerverait. Je ne vais citer personne mais une fois, j’ai acheté une nouvelle en numérique… L’orthographe était vraiment bof mais comme ce n’était pas très long, je me suis accrochée. Sauf que la fin de l’histoire m’a laissée un mauvais goût dans la bouche. De fait, je me suis abstenue de laisser une appréciation et je n’ai plus jamais relu l’auteur.
    Sans citer là encore, il y a trois ans, j’ai acheté une version d’un texte qui avait été auto-édité puis republié par une petite maison d’édition. Je me suis excusée auprès de l’autrice parce que je ne pouvais pas laisser passer ça. Il y avait trop de fautes dont tout un passage rempli… 20 fautes sur le même chapitre. Si une ME fait le choix de te publier, d’accord mais le minimum, c’est une relecture/correction qui assure derrière.
    Je fais des fautes mais je ne suis pas écrivain et si demain, je me lançais dans une telle aventure, ce ne serait pas sans accorder une attention particulière à ce détail.
    En conclusion, je suis tolérante mais faut pas exagérer non plus. Au delà de cinq fautes sur un bouquin, auto-édition ou pas, on a le droit de râler (sachant aussi qu’on n’est pas forcément des pro dans le domaine et que certaines ont pu passer inaperçues). Et personnellement, je ne dis jamais dans mes retours que l’orthographe laisse à désirer (quelques fautes mais qui ne nuisent pas nécessairement) par contre, l’auteur est informé qu’il doit fournir un effort de ce côté, avec une liste de ce que j’ai relevé. En revanche, un livre avec beaucoup de problèmes de ce côté-là, il y a des chances pour que je n’en parle même pas.

    J'aime

  2. Je trouve que ce n’est pas très grave quand il y a quelques fautes/coquilles, ça arrive à tout le monde (moi la première) mais quand il y en a à chaque phrase ?!? Ouah, ça fait mal quand même. Et je suis entièrement d’accord avec toi : la forme et le contenu sont intrinsèquement liés ! Pour moi, il est tout à fait possible de ne pas apprécier pleinement une oeuvre (bien que le contenu soit pas mal) si la syntaxe et l’orthographe ne suivent pas, surtout que ça peut rendre le style beaucoup moins fluide…
    Ça nous arrive à tous ne pas apprécier un livre pour telle ou telle raison et à partir du moment où la critique est un minimum constructive, je ne comprends vraiment pas en quoi une raison particulière serait plus valable qu’une autre.

    J'aime

    1. Oui, c’est vraiment ça : ça nuit à la fluidité de l’histoire. Je suis bien d’accord avec la fin de ton commentaire. Mais parfois rien que le fait d’émettre une critique négative même si argumentée est problématique pour certains…

      J'aime

  3. C’est personnellement quelque chose qui me dérange beaucoup… Je pense que la qualité de la langue fait partie intégrante du livre. Une auteure m’a un jour dit « oui, mais dans les grandes maisons d’édition aussi il y a des fautes parfois »… mais justement, pour l’AE, ne serait-ce pas un plus que de faire en sorte que les livres en contiennent le moins possible ? Quand il y a une faute par page, je trouve que c’est difficile à accepter, comme si on se disait « bah tant pis ».
    À la fac, je ne suis pas payée, mais certains profs sont moins tolérants lorsqu’ils voient dès l’introduction d’un devoir que c’est bourré de fautes… Alors un auteur peut, je pense, faire un effort, c’est la moindre des choses, et je dirais même que cela fait partie du métier.

    J'aime

  4. Wa je suis super agacée de lire la réponse de l’auteur. C’est n’importe quoi. S’il n’a pas l’argent de se payer un service pro de correction, dans ce cas-là il voit avec 600 personnes et 600 logiciels gratuits pour être certain qu’aucune faute n’est encore là. C’est un énorme manque de respect que de vendre un bouquin plein de fautes. Un manque de respect envers le lecteur qui est pris pour un pigeon car « c’est le fond qui est important ». Je déteste cette façon de penser. Quand on paie, on veut un résultat. Un livre de qualité dans sa correction et sa syntaxe. Peu importe après si l’histoire en elle-même nous plait ou non. Vraiment il fait beaucoup de tort aux AE qui se crèvent pour faire quelque chose de bien quand ils sortent un livre. Là, il leur crache clairement dessus. J’ai vu plusieurs tweets sur le sujet et, effectivement, certains lecteurs avec une mauvaise expérience en AE ne donnent plus de chance aux autres AE. C’est d’ailleurs ce qui m’était arrivé quand j’avais payé un AE 20€ pour voir des fautes toutes les lignes. Je n’ai jamais lu le bouquin, ce dernier est invendable, évidemment, et hors de question de le poser dans une bibliothèque ou dans une boite aux livres tant c’est horrible niveau faute. Résultat, je crois qu’il va finir dans un mauvais endroit …

    Bref, je suis totalement d’accord avec toi. Etre novice n’est pas une excuse. J’ai acheté les livres de plusieurs filles qui écrivaient des fanfictions sur wattpad et qui les transformaient en livres avec caractères originaux pour les proposer sur Lulu.com : je n’ai jamais été déçue. Aucune faute, une présentation parfaite. Le livre était vendu au juste prix. Je n’avais rien à redire. Et pourtant, elles ont entre 17 et 24 ans et elles s’en sortent comme des expérimentés. Alors bon, son excuse de « je suis novice » bof bof … Il suffit de réfléchir et de prendre le temps nécessaire pour faire les choses bien.

    Enfin, personnellement, j’avais répondu à ta story, et je suis de ceux qui accordent une importance capitale à la correction et à l’orthographe. Ça arrive de laisser traîner une faute, deux fautes, mais après faut pas abuser. Déjà, chez HR, j’ai longtemps arrêté d’acheter chez eux car les corrections des auteurs anglophones laissaient à désirer. A présent qu’ils semblent faire davantage attention, je me tourne à nouveau vers eux, mais avec précaution mdrrr. Et donc, trop de fautes, ça tue le livre à mes yeux. Je ne peux pas continuer une histoire, car j’en suis trop gênée. Je ne vois que ça, je ne peux pas faire abstraction à ça. Vraiment, c’est horrible pour moi. Donc bon, ceux qui excusent les fautes de leur bouquin, comme le fait cet auteur, c’est non pour moi. Gros lol.

    J'aime

    1. Tu as tout dit ! J’ai aussi eu ses excuses en travers de la gorge. Je reste reconnaissante qu’il se soit exprimé calmement car c’est rarement le cas des auteurs/trices qui me répondent mais ça restait inadmissible de se cacher derrière de telles explications.

      Aimé par 1 personne

  5. T’as géré. Je suis presque irréprochable depuis toute jeune sur l’orthographe et j’avoue que dans les livres, ou en général, dans quelque chose de payant, je n’accepte pas que celle-ci soit mauvaise. Quelques fautes par-ci, par-là, ça passe bien sûr, mais trop souvent c’est mort, parce que je les remarque directement, sans même faire exprès. Et c’est autant valable dans l’AE que dans le tradi, même si c’est pire dans le dernier parce qu’ils ont le putain de budget (hein Hugo *tousse tousse*) ! Si tu ne peux pas soigner ton livre, tu attends pour le publier, ou alors, tu le sors uniquement en ebook à 3 euros. On demande juste du respect, comme tu dis, on est pas payés en tant que blogueur, alors qu’on arrête de nous péter les ovaires. Bisous ❤ (j'espère que t'auras pas à faire manger les décédés à qqn, mais sinon, je suis présente !)

    J'aime

  6. Super article !! Je suis totalement d’accord avec ce que tu dis !! La mise en page, la correction sont des détails tous aussi importants que l’histoire elle même (bien que differetns !!!
    Merci d’avoir posé les mots avec justesse sur tout ça !

    J'aime

  7. Je n’ai pas le temps de faire une longue réponse donc juste : je suis d’accord avec toi. Et d’ailleurs, auto-édité ou publié par une ME, découvrir qu’un bouquin est bourré de fautes peut me faire arrêter ma lecture.

    J'aime

  8. Je suis à 100% d’accord avec tout ce que tu dis et merci pour la citation au passage 🙂 on en a déjà parlé en long et en large ! Le respect, c’est pas en option. Merci d’avoir écrit cet article 😊

    J'aime

  9. Bonjour,
    Quand on trouve une faute dans un de mes livres (ou sur un simple tweet), je n’arrive pas à trouver de trou assez profond pour m’y planquer et certains se permettent dix fautes par pages et considèrent ça normal. Je suis d’accord avec cette analyse.

    Aimé par 1 personne

  10. Tout a été dit dans l’article donc idem : je ne vais pas surenchérir, mais je suis entièrement d’accord. Que ce soit dans l’auto-édité ou pas, les fautes et autres coquilles nuisent au plaisir de lecture !

    J'aime

  11. Haha j’ai adoré l’étude scientifique sur instagram! Sinon je te rejoins sur ton avis, l’orthographe reste un des fondements du livre donc c’est normal qu’une mauvaise orthographe impacte sur le contenu et sur la réception du lecteur. Merci pour ton article 🙂

    J'aime

  12. Punaise ! (Pour ne pas dire autre chose) Que ton article fait du bien ! Quand je souligne des fautes je me sens en général un peu seule, genre boulet de service (mais je m’y fais). Et dans un livre (auto édité ou non), le respect de la langue et primordial. Je ne parle pas de la petite faute d’inattention ou la simple coquille qui, malgré toutes les relectures, peut subsister, mais bien des fautes cumulées et répétées qui sont tellement lourdes qu’elles freinent la lecture voire la compréhension du texte quand elles sont trop nombreuses. Alors comme toi, il m’arrive de ne pas finir une histoire si la lecture devient un calvaire. Certes, personne n’est parfait, mais je suis 100% d’accord quand tu dis qu’un produit à vendre doit être un produit fini. 🙂

    Aimé par 1 personne

  13. Bigre ! Quel article ! Combien il est agréable de lire sous vos doigts ces mots que beaucoup d’entre nous – amoureux de littérature – pensent. Disons-le sans ambages : lorsqu’on défend la propreté et la netteté de l’orthographe, on s’expose à être pointé du doigt comme snob, pisse-froid, ou pire encore, réac’ de service. Je trouve que cet auteur ne manque pas d’un certain toupet, dans sa réponse. Il y aurait beaucoup à en dire. Mais ce n’est pas le lieu, je le ferai ailleurs, plus tard, puisque vous avez ouvert le sujet. Je conclue simplement en demandant à ce monsieur quelle serait sa réaction s’il confiait la réalisation de sa maison à un maçon et qu’au moment de prendre possession des lieux, il constatait que des morceaux de ceci et cela débordent de tous côtés, si les murs étaient grêlés de trous, pas tous d’aplomb ? Se satisferait-il de cette réponse de l’artisan : « Ouaich ! Mais c’était quand même un sacré bon projet de maison que j’avais dans la tête ! » ?

    J'aime

    1. Ça me fait vraiment plaisir de lire un tel commentaire, merci à vous d’avoir pris la peine de me lire et de réagir. Être qualifiée de réac’ de service, c’est arrivé une quantité phénoménale de fois… Votre analogie est tout à fait pertinente et cela peut s’appliquer à n’importe quel métier. L’auteur, au final, s’aventure à donner une image bien peu sérieuse du métier d’écrivain. Quel dommage et quelle tristesse…

      Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s