FILMS

│J’AI VU│Joker

Je procrastine l’écriture de cette chronique depuis des semaines… Misère.

En vrai, je vais te proposer un article collab’ avec mon cher et tendre (me tue pas pliz) : MON COPAIN. Parce qu’il en parlera mieux que moi. Et je vais devoir admettre que je me suis brièvement endormie à un moment donné en plus. PAS BIEN, JE SAIS. Et je n’ai pas la moindre idée de comment m’attaquer à ce monstre. Donc je te laisse avec son blabla. Puis j’ajouterai quelques trucs à la fin. Va bene?


Salut, moi c’est Paul. Il paraît que je dois écrire un article sur Joker de Todd Phillips. HYPER facile comme tâche. Surtout que bon, on part quand même sur un des films les plus remuants de l’histoire de moi-même. Honnêtement, je ne sais pas par où commencer non plus. Y’a un truc de l’ordre de l’ineffable dans ce film. Je sais juste qu’à la fin de la séance, une fois les mots « bordel de cul » prononcés, j’ai juste eu envie d’en parler à tout le monde. De raconter l’expérience. Parce que oui, ce film c’est une expérience. J’avais envie en bon évangéliste de partager la bonne nouvelle tant ce film m’avait chamboulé.

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Mais que dire ? La sensation qu’on a en le regardant est très similaire à une plongée en apnée dans une piscine de coca chaud. Franchement, ça pique du début à la fin. Des fois, on a même envie que ça s’arrête. Mais le film est utile, une espèce de piqûre de rappel pour un vaccin essentiel, ancré si profondément dans les problématiques de notre époque tout en étant hors du temps. Il dénonce, c’est criant. On dirait parfois que le film hurle. Il hurle la toute puissante douleur de l’homme. Il hurle du plus jaune des rires. Et par un tour de force inédit, nous en montre son infinie beauté. Même la laideur se pare d’une grâce absolue.

La chorégraphie organique à laquelle on assiste est indescriptible. Il est impossible de jauger objectivement pourquoi une performance fonctionne, pourquoi on ressent une alchimie presque magique durant certaines scènes. Mais là, le film nous embarque dans une espèce de transe, dans un rapport presque charnel avec Arthur, le personnage principal joué par un Joaquin Phoenix au jeu hors de ce monde. C’est si mélodieux, envoûtant.

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D’ailleurs, question envoûtement, parlons-en : la musique du film, c’est une baffe intergalactique. Le frisson que j’ai pu ressentir en l’écoutant, je l’ai senti jusqu’à ma rate. Et je ne sais même pas où ça se trouve, c’est dire. Je crois que ce n’est pas pour rien que sa compositrice (Hildur Guðnadóttir) a reçu l’Oscar de la meilleure musique de film et que Joaquin Phoenix, lui, a reçu pour sa performance l’Oscar du meilleur acteur cette année. C’est inédit pour un film basé sur un personnage de comics.

En fait, le film ne reprend que peu les codes des films de super-héros. Ou plutôt si. Mais subtilement. Le combat est ici bien plus complexe que le celui du bien contre le mal. On pourrait argumenter qu’on oppose ici la beauté du chaos à la laideur de l’ordre. C’est entre-autre ce qui fait toute sa puissance. Pareillement, le film ne vous prendra pas par la main, on ne vous caressera pas dans le sens du poil et surtout on ne vous dira pas quoi penser. À vous de choisir. Le film existera à travers son spectateur. Il pose les questions. Mais n’apporte en aucun cas les réponses. Voilàààààà. Sinon ouais c’est un film de merde.


C’est Emma, vous me recevez? Bon personnellement, je songe à rendre ma casquette de blogueuse et lui laisser faire ce job maintenant. À QUOI JE SERS LES MONSTRES? Je savais à quel point ce film l’avait touché mais bon il me cachait bien son talent de chroniqueur, le bougre (qui ne s’appelle pas du tout Paul, d’ailleurs, tu peux observer qu’il débite autant d’âneries que moi, on n’est pas ensemble pour rien).

S’il ne t’a pas encore convaincu de regarder ce film, eh bien … je ne sais pas quoi faire de plus pour toi. Si tu as choisi de plonger avec nous du côté obscur de la force alors je te conseille d’être TRÈS disponible mentalement afin de saisir toute la complexité inédite de cette œuvre (genre pas t’endormir devant après 37 secondes virgule 5, comme moi). Je tiens aussi à ajouter que je suis une totale inculte quand on en vient aux super-héros Marvel machin et compagnie. Ça ne m’attire pas du tout et ça ne m’a pas empêchée de prendre une giga claque avec ce film. Donc t’as pas d’excuse, file donc !

Chaud•e pour des collabs ultérieures avec Mr. Pas Paul ? N’hésite pas à me dire si cet article t’a plu en commentaires ainsi que me faire part de ton avis sur ce film !

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16 réflexions au sujet de “│J’AI VU│Joker”

  1. Ton article m’a tué et à la fois rendue jalouse de votre plume, vous vous êtes bien trouvés ahah ! Et tout à fait d’accord, ce film est GÉNIAL (même si j’aimerais comprendre comment tu as pu t’endormir devant mdr)

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    1. Moh c’est gentil ! En effet, on s’est vraiment bien trouvés, s’en est même flippant parfois aha ! Alors pour l’endormissement impromptu… faut savoir que j’ai une capacité de concentration très minime et pour peu qu’il soit passé une certaine heure BIM je me retrouve à faire dodo en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire !

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