Fantasy, LECTURES, Young-adult

│J’AI LU│La Ville Sans Vent

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/!\ CE LIVRE SORTIRA EN LIBRAIRIE LE 3 JUIN 2020

4e_couverture

A dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.
Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d’Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ca tombe bien, elle a tendance à les déclencher…
Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu. Lui a un avenir. Elle un passé.
Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser.


Pfiou. Par où commencer…

Ce livre sera définitivement LE livre à foutre entre toutes les mains dès sa sortie. Un vrai condensé de merveilles, de magie et de bonheur. Un des rares titres que je peux hisser au rang de coup de coeur. Une histoire qui m’a fait ressentir chacune des émotions que je cherche à vivre à travers cette chose merveilleuse qu’est la lecture. Il existe encore des génies de l’écriture et des livres tels que La Ville Sans Vent me font une joie de me rappeler.

Je trouve que le résumé ne paye pas de mine. C’est véridique, il ne te prépare en rien à la riche complexité de cette histoire qui possède un potentiel de créativité juste déstabilisant. Si j’ai bien compris, il s’agira d’une duologie et ça m’épate d’autant plus que l’autrice soit parvenue à écrire quelque chose d’aussi fichtrement complet et envoûtant en si peu de pages. C’est difficile, vraiment, je me retiens mais mes doigts menacent de me trahir et d’oser comparer cet univers à celui d’Harry Potter. Allez hop-là, c’est dit. Soyons honnêtes quelques instants, tout te crie littéralement « imagination, créativité, génie » dans ce premier tome. Tout est merveilleusement bien amené pour permettre au lecteur de vivre l’histoire au même rythme et niveau que ses personnages. J’ai évolué au sein d’Hyperborée comme j’ai pu le faire avec Poudlard

I love magic


Hyperborée n’est pas la seule ville de ce petit univers mais c’est dans celle-ci que l’intrigue se déroule essentiellement. Le lieu se découpe littéralement en sept parties sur toute la hauteur : la plèbe vit tout en bas et le septième niveau accueille les mages. Ingénieux. On peut aisément remarquer à quel point le statut social influence le quotidien des personnages. Le petit peuple nage dans sa crasse et les habitants n’ont que peu de chances de parvenir à grimper les échelons. Notons que pour pouvoir voyager d’un niveau à l’autre, il faut payer. Puis d’ailleurs, devine comment ils peuvent changer de niveau ? DES TORTUES. Ça me fume petit monstre, des tortues comme moyen de transport, allez. C’est fantastique.

Lastyanax (prépare-toi mentalement à des prénoms farfelus d’ailleurs, ça fait partie du charme de l’histoire), est l’un des rares coco ambitieux du premier niveau qui réussit à devenir Mage. C’est principalement lui et sa disciple, Arka, que l’on va pouvoir suivre, bien que la narration soit assez polyvalente. Il n’est pas rare que d’autres personnages obtiennent un court chapitre ou l’autre où ils deviennent narrateurs. D’ordinaire, c’est quelque chose qui me perturbe assez, voire même m’horripile mais dans ce cas-ci c’est drôlement bien maîtrisé et utile à l’intrigue ! Lastyanax est donc quelqu’un de presque adulte et Arka n’a que 13 ans. Si le fait d’avoir une héroïne si jeune comme narratrice la moitié du temps t’inquiète, je te rassure, son éducation et passé (que je tairais pour te laisser le loisir de la découverte) la rendent vachement mature. Parfois un tantinet impulsive mais surtout vraiment futée. La relation qui unit nos deux héros est sûrement une des plus attendrissantes qui soit. Lastyanax se voulait assez froid et distant au départ, agacé même de devoir se coltiner une disciple. Pourtant au fil des pages, il se décoince un peu et leur relation évolue en quelque chose s’apparentant à un lien entre frère et sœur. Un vrai bonheur.

Les complots et la politique sont omniprésents dans ce livre. Avec les Mages qui tombent raides morts les uns après les autres, je n’ai pas eu une seconde de répit. Entre l’émerveillement constant qui m’animait et l’addiction presque déraisonnable que j’ai développé pour l’intrigue et les personnages, tu comprends un peu mieux la raison de ce coup de coeur. À côté de toutes ces manigances, il y a moult passages qui te donnent un aperçu du fonctionnement de cet univers, de sa magie, de ses peuples. L’autrice se montre réellement habile dans la gestion du rythme de l’histoire. Je cherche toujours à comprendre comment elle est parvenue à nous donner l’impression d’avoir grandi à Hyperborée avec Lastyanax en si peu de pages.

Alors.. Tu t’apercevras vite de quelque chose qui peut te donner des envies de meurtre. Je m’explique : c’est un monde TRÈS sexiste. Les femmes peuvent plus ou moins tenter de devenir mage, mais ce sera un parcours semé d’embûches (discriminations sexistes, toi-même tu sais). Par contre, malgré leur statut, elles ne pourront jamais prétendre à certains postes par exemple. Je suis partagée à ce sujet. Je suis très enthousiaste quand un livre pose un décor très égalitaire dès le départ, surtout en fantasy, où le sexisme n’est qu’une vieille histoire mais c’est rare que des auteurs prennent ce parti… Le plus souvent, ils choisissent de proposer un monde problématique tout en le déconstruisant petit à petit. C’est ce qui est amorcé avec La Ville Sans Vent. C’est peut-être le seul point sur lequel j’ai encore quelques réserves… Reste à voir l’évolution dans le second et dernier tome !

Je sens que c’est un titre qui va me rester longtemps en mémoire et qui va me marquer en tant que lectrice. C’est tellement rare qu’une histoire m’habite à ce point, je n’en reviens pas. Je n’ai d’ailleurs pas mentionné le choix pertinent du titre parce que crois-moi, il faut que tu le lises par toi-même, tu comprendras. Il faut que tu ressentes, toi aussi, les mille frissons qui me hantent encore quand j’ai lu ces lignes. Merci aux éditions Hachette et NetGalley pour cette découverte. Merci du fond du coeur. Oh, et je profite de cette conclusion pour te renvoyer sur l’article de ma chère Laura, nous avions lu ce livre en même temps, et elle aussi elle est complètement sous le charme !

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17 réflexions au sujet de “│J’AI LU│La Ville Sans Vent”

  1. Ta chronique est juste parfaite ! Tu en parles encore mieux que moi huhu. Et oui ce sera un diptyque ! J’ai hââââte !
    ET J’AI OUBLIE DE PARLER DES TORTUES. zut de zut, c’est quand même génial.

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      1. Moi aussi! Je fonce en librairie le 3 juin hihi, je pourrais essayer de faire une photo (même si j’ai très très peur qu’elle ne soit pas à la hauteur de ce livre)

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  2. Je suis la petite sœur de l’autrice et c’est génial de vous voir si enthousiastes ! (Avec tous ces commentaires je ne peux pas m’empêcher de glisser ici que c’est mon idée les tortues. Pour le deuxième tome j’ai tenté de la convaincre d’intégrer des méduses volantes porteuses de messages mais elle n’a pas voulu 😢) enfin bref la suite est encore mieux vous allez adorer 😁

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    1. Oh mais ça me fait tellement plaisir de lire ce commentaire. 😍 L’idée des tortues est juste terrible, c’était très bien vu hihi. J’ai encore plus hâte de découvrir le second tome. Merci beaucoup d’être passée lire cette chronique !

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