Fantastique, Jeunesse, LECTURES

|J’AI LU| Alana et l’enfant vampire

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4e_couverture

Alana en a marre.
Ses parents et sa sœur sont encore partis gérer des conflits vampiriques sans elle !
Heureusement, sa meilleure copine Oli est là pour lui changer les idées : elle est persuadée que Joâo, le nouvel élève de leur classe, est un vampire !
Se pourrait-il qu’elle ait raison ? Et s’il leur révélait quelque chose d’encore plus terrible ?
Pour Alana, c’est l’occasion de prouver à sa famille qu’elle est capable de mener à bien une mission, malgré ses douleurs musculaires…


Un grand merci aux éditions Scrineo pour cet envoi ! La quatrième de couverture est parvenue à attirer mon attention grâce à un élément en particulier : la mention des douleurs musculaires de l’héroïne. Ces éditions avaient déjà tapé fort à mon sens avec La Chasse Fantôme, la chronique est ici, et son héros en fauteuil roulant. Je ne peux que saluer leur volonté d’être toujours plus inclusives, bon sang que ça fait plaisir ! Souffrant moi-même de douleurs/migraines chroniques TRÈS invalidantes (toi-même tu sais, j’en parle assez souvent ici), c’était assez important pour moi de découvrir comment le sujet est traité dans cette histoire.

Globalement, je suis satisfaite de la représentation des handicaps invisibles dans ce titre. On ne sait pas vraiment l’origine des douleurs de l’héroïne, Alana en est plutôt au stade où elle s’entend dire que « c’est rien, faut qu’elle arrête de se plaindre et c’est la croissance prout ». ALANA COMME JE COMPATIS, T’AS PAS IDÉE. C’est vers la fin du récit qu’on la prend enfin au sérieux et qu’on évoque de futurs examens chez un médecin bienveillant. Je me suis reconnue en elle, bien qu’elle soit vraiment plus jeune que moi, à plusieurs reprises. Certaines de ses réflexions empreintes de culpabilité, colère, tristesse et sentiment d’injustice, je les ai connues et les connais encore parfois. J’ai quand même eu l’impression que cela restait assez en surface. Peut-être dans une volonté de rester abordable pour le public-cible? Dans tous les cas, l’autrice gère cette problématique avec beaucoup de bienveillance, pour ça chapeau !

Alana est donc une jeune adolescente dont la famille est dite Médiatrice. Les Médiateurs sont des humains formés pour intervenir auprès des vampires et garantir les relations entre eux et le reste de la pauvre populace mortelle. L’héroïne n’est pas vraiment prise au sérieux par sa famille. À part sa grand-mère, les autres la trouvent trop empotée pour se débrouiller face à des vampires et son apprentissage est donc suspendu contre son gré. Toutefois, avec l’arrivée de Joâo dans son école, tout ça change… Oli, sonsa meilleur•e ami•e est persuadée que c’est un vampire. Iel n’est pas au courant du secret concernant la famille d’Alana donc celle-ci nie tout en bloc au départ. Surtout que… les enfants vampires n’ont pas le droit d’exister. Elle tente donc démêler cette histoire d’abord seule, puis avec l’aide de sa grand-mère et pour finir, Oli. Une sorte de mini-enquête débute et l’existence de Joâo cache quelque chose de plus grave encore

Bon très honnêtement, j’ai trouvé l’aspect vampirique sympa tout au plus mais pas transcendant non plus. Cela reste créatif, Cordélia s’approprie le mythe du vampire d’une façon très sympa. Mais l’évolution de l’intrigue en elle-même à ce niveau-là ne m’a pas spécialement marquée. Je reconnais que c’est un prétexte astucieux pour entremêler divers sujets et les présenter à des lecteurs très jeunes. En d’autres mots, si tu es fan du genre tu pourras, comme moi, apprécier l’histoire de part son ingéniosité dans la manière de s’adresser à son public. Si tu n’es pas hyper enjaillé•e face au genre jeunesse, ce ne sera peut-être pas une lecture appropriée.

Tu as pu remarqué que j’utilisais l’écriture inclusive lorsque je mentionne le•a meilleur•e ami•e d’Alana. De base, la plupart de mes articles sont inclusifs mais c’était la première fois que je pouvais en parler concernant un personnage. ÉNORME big up à Cordélia pour avoir proposé un•e adolescent•e en plein questionnement sur son genre. Vraiment, ça m’a fait tellement plaisir. L’autrice ne fait pas les choses à moitié et te prouvera, à toi petit monstre, si tu n’es pas encore convaincu•e, que des livres à la plume non-genrée ça se lit, ça se lit bien et ça met des paillettes dans les vies de certaines personnes. Ça, ça n’a pas de prix.

Je m’arrête ici, tu l’as compris, j’ai passé un agréable moment de lecture. Quelques petits reproches ça et là mais rien de folichons quand même. Cordélia a fait un boulot exemplaire, clairement un livre à mettre entre toutes les mains des jeunes !

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14 réflexions au sujet de “|J’AI LU| Alana et l’enfant vampire”

  1. Des douleurs musculaires ?!? Mais pourquoi tu me l’as pas dit plus tôt !? Je veux savoir de ce qu’il en retourne maintenant !
    Sinon jolie chronique ! ça donne bien envie, même si j’ai peur que ce soit un peu trop jeunesse…

    J'aime

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