LECTURES, Thriller, Young-adult

│J’AI LU│La fille qui jouait avec le feu

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4e_couverture

Hannah, 19 ans, quitte Londres pour l’Islande où elle va suivre un stage dans le journal où son père travaille. Elle rencontre là-bas une jeune fille de son âge, célèbre influenceuse Instagram, Imogen Collins, qui se retrouve accusée du meurtre de Mörður, patron d’une agence de marketing célèbre, en pleine présentation. Malgré son antipathie pour Imogen, Hannah décide de mener l’enquête… Même si elle découvre sur les réseaux sociaux la face sombre d’Imogen, qui a décidément tout contre elle, celle-ci est-elle pour autant coupable du meurtre dont on l’accuse ?


J’ai littéralement dévoré ce livre, englouti d’une seule traite, comme ça. Pouf. Merci aux éditions Casterman pour cet envoi !

La fille qui jouait avec le feu est un thriller young-adult drôlement bien ficelé et surtout, plus complexe que la quatrième de couverture ne laisse présager. J’avais quelques appréhensions, très honnêtement, à la mention d’une ‘star des réseaux sociaux’ telle qu’Imogen mais ne te laisse surtout pas avoir… Ce roman aborde une quantité de sujets plus importants les uns que les autres et j’estime nécessaire d’en profiter pour glisser un petit Trigger Warning dont je regrette l’absence : violences sexuelles, harcèlement et maladie mentale sont certains des éléments centraux à l’intrigue. Je ne peux malheureusement pas m’étendre trop longtemps sur cela, sans risquer de ruiner la quasi essence du livre mais sache que c’est présent, et potentiellement difficile à lire si tu es concerné•e.

Voilà, maintenant que mon job de blogueuse consciencieuse et bienveillante est fait, je peux enchaîner avec la suite : LIS CE LIVRE. J’ai rarement été aussi happée dans un thriller jeune adulte, la merveilleuse plume de l’autrice joue pas mal sur ce ressenti. Elle possède une facilité déconcertante à juste te trimballer là où il faut te trimballer, puis surtout à te scotcher sur place jusqu’à ce que tu finisses son livre en oubliant de boire, manger, respirer. L’immersion en Islande est totale. On ressent cette espèce de mysticisme propre aux thrillers scandinaves, sans toutefois virer dans le cliché : un vrai sens de l’équilibre.

Les personnages ne sont pas en reste. Imogen est, au départ, assez difficile à apprécier. Elle est tout à fait représentative du stéréotype de l’influenceuse, sponsorisée pour mettre en avant des produits qu’elle n’utilisera jamais, à la recherche constante du Graal des likes en puissance sur son compte Instagram et besoin compulsif de se sentir vue, aimée de tous. Une espèce de panneau publicitaire humain, en somme. Tu t’en doutes, il y a plus que ça à creuser. Le livre prend bien son temps pour dévoiler la ‘vraie’ Imogen (si tant est qu’on puisse réellement montrer cela, l’évolution d’une personne étant constante) pour qui on parvient à ressentir une certaine sympathie. Dans tous les cas, nous sommes au moins invités à nous montrer empathique face à cette jeune fille qui se montre résiliente, forte et audacieuse. C’est un des aspects intéressants de cette lecture, les personnages ne sont pas polis et exempts de tout défauts, il évoluent tous dans cette zone de gris. C’est la même chose concernant Hannah qui se retrouve à gérer des sentiments très contradictoires. L’évolution des deux héroïnes vaut vraiment le coup d’œil et je ne compte pas gâcher ta découverte en m’étendant davantage à leur sujet. Toutes deux font la rencontre de personnages tout aussi intéressants. Je pense notamment à Orri et sa grand-mère Sigurlina (si je me rappelle bien du prénom, mea culpa, après 24h ma mémoire faiblit déjà), qui seront très présents dans la vie d’Imogen et qu’on ne peut que prendre en amitié.

Le livre est découpé entre les points de vue des deux héroïnes. Ce n’est pas tout. Au début de chaque chapitre, tu trouveras une de leurs publications Instagram pour insister une  nouvelle fois sur les apparences trompeuses des réseaux. Les faux-semblants sont omniprésents dans l’intrigue et le final conclut sur une morale terriblement pertinente à ce sujet. Je ne pensais pas réfléchir autant avec ce livre. Il ne s’agit même de pas réfléchir par rapport au meurtre (que je n’ai même pas encore abordé), mais à tellement d’autres éléments inattendus. L’aspect thriller reste tout à fait central mais c’est bien plus que ça. Bon, d’ailleurs, à un élément près qui arrive vraiment comme une bombe à la fin, j’avais deviné une grosse partie du dénouement. Comme d’habitude. Mais ça ne rend pas l’histoire moins qualitative pour autant. Comme je le disais, y’a quand même une révélation à l’effet bulldozer que tu ne peux réellement pas deviner à l’avance.

Au final, on peut dire que l’autrice a fait un boulot considérable pour te proposer un livre qui est plus qu’un thriller. Je le recommande chaudement rien que pour les réflexions intelligentes qu’il soulève.

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3 réflexions au sujet de “│J’AI LU│La fille qui jouait avec le feu”

  1. Ohlala il me fait sacrément envie, tu en parles si bien en plus ! J’ai juste un peu peur par rapport aux TW… du coup je m’en remets une nouvelle fois à toi pour savoir si tu penses que je peux découvrir ce roman malgré tout ! ^^

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