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│GAMING│Assassin’s Creed : Origins

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La licence Assassin’s Creed fut, pour ainsi dire, mon baptême jeux vidéo. Quand j’étais jeune, douce et innocente (c’est faux, je ne l’ai jamais été), ma seule expérience avec les jeux vidéos s’arrêtait à la Nintendo DS et aux Sims sur PC. Tu vois le délire. L’opus Black Flag fut le premier ‘vrai’ jeu auquel je jouais et signait un début d’amour irrévocable envers ce monde merveilleux qu’est le gaming. Je n’ai malheureusement jamais joué aux deux premiers titres, bien que j’ai pu voir des let’s play, mais j’ai la fâcheuse tendance à me ruer sur chaque nouvelle sortie ! Lorsque j’ai récupéré une console, j’ai naturellement repris là où je m’étais arrêtée : Assassin’s Creed Origins.

Je partais avec une multitude d’à-priori. En fait… ces appréhensions m’ont mené la vie dure pendant la majeure partie du gameplay. Pour moi, Origins n’était pas un AC. Je ne comprenais pas en quoi il pouvait appartenir à la licence. Je ne reconnaissais même pas les mécanismes de jeu qui me plaisaient tant. J’étais dépitée et avais fini par me résigner : les AC sont morts pour de bon, rip en pet. Bon, vu que je suis têtue, je n’ai pas lâché l’affaire. En fait, une fois qu’on parvient à se détacher de nos expériences passées, le jeu devient moins énervant sans pour autant décoller.

Cette Egypte, l’immensité affolante de ce monde ouvert et son inépuisable source de découvertes ont fini par me conquérir. La map donne clairement le tournis. Je m’étais donné le challenge de la faire à fond mais je dois bien avouer que : flemme. J’ai pu comprendre que pas mal de joueurs s’en sont justement plaints. Y a trop à faire et c’est trop répétitif. Je suis relativement d’accord sur l’aspect redondant de la chose : piller des tombeaux, synchroniser 489 points de vue, tuer des animaux dans leur tanière, défoncer des bandits et des campements, voilà l’idée. C’est marrant un temps mais pendant des dizaines d’heures de jeu, on comprendra que ça devienne moins folichon. Par contre, jamais il me viendra à l’esprit de cracher sur le fait que la map soit ‘trop’ grande. Je pense simplement qu’un peu plus de variétés n’auraient pas été négligeables. J’ai toutefois vachement pris mon pied dans sa découverte et les musiques y contribuent pour pas mal. L’immersion est incomparable, les paysages plus fous les uns que les autres. Si tu es sensible à l’esthétique d’un jeu, tu ne resteras pas indifférent à tant de maîtrise !

Là où ça se corse, c’est concernant le personnage. Bayek of Siwa m’a paru d’une platitude exagérée. J’aime me sentir proche du perso que j’incarne, à défaut de l’apprécier au moins avoir l’impression de le comprendre. Pour Bayek, je n’ai même pas pu essayer. J’ai très peu saisi quel type d’homme il était : il était trop lisse, trop quelconque. On m’aurait foutu Geralt de Riv de The Witcher à sa place que ça me choquait pas. Pour moi, il était tout à fait remplaçable et exempt de toute profondeur : rien ne le distinguait d’un autre héros. J’avais déjà l’impression de ne pas jouer à un AC mais jouer à un AC avec un personnage aussi fade, ça signait le fiasco le plus complet. Par chance, sa compagne, Arya, relève un rien le niveau. C’est donc le moment parfait pour pester contre Ubisoft et sa représentation des femmes à chier, juste bonnes à divertir la galerie en arrière-plan. Paraît que Odyssey temporise un peu tout ça, mais c’est se foutre de la gueule du monde qu’il ait fallu quasi une dizaine d’opus pour enfin avoir une visibilité féminine décente.

Ça ne s’arrange pas quand on réfléchit à la main quest (où même les side quests mais je vais éviter de me lancer dessus, sinon ça va chier des bulles) : on s’emmerde. Clairement. On se promène, c’est joli tout ce que tu veux mais au final le décor impeccable m’a presque semblé un prétexte pour cacher la misère d’un scenario peu abouti. Machinations et trahisons, certes, sympa, mais à aucun moment je ne me suis sentie embarquée corps et âme dans tous ces complots. Excepté le final. Le final envoyait du lourd, le final m’a fait pleurer comme jaja et m’a collé les plus gros frissons de ma vie.

Je suis assez contente d’avoir pris presque deux mois avant de pondre cette chronique car, clairement, la claque que j’ai pris avec la fin du jeu aurait entaché mon avis global. Je n’ai pas aimé cet opus. Cet opus est médiocre et sans substance si je l’analyse avec du recul. Il tire sur les cordes de la sensibilité et émotivité du joueur pour faire son petit effet et espérer s’en sortir comme un voleur. C’est inadmissible. Il se laisse jouer si tu n’as rien d’autre à faire et si tu arrives à mettre de côté son identité présumée d’Assassin’s Creed et c’est bien triste qu’Ubisoft se soit contenté de si peu.

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4 réflexions au sujet de “│GAMING│Assassin’s Creed : Origins”

      1. Il a aussi les défauts de son époque : aujourd’hui, il semblerait trop répétitif. Mais son contexte historique (la Troisième Croisade) lui confère une ambiance unique, à la croisée des cultures et des époques.

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