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|TEA TIME TALK| Discussion autour du « Voyage de Chihiro »

Salutations, petit monstre.

J’appréhende vachement la publication de cet article car il me tient fort à coeur. Ça fait déjà plusieurs semaines que je repousse son écriture et j’accumule un nombre conséquent de re-visionnages du merveilleux film Le Voyage de Chihiro. Il s’agit sans nul doute de mon titre préféré parmi les sorties des studios Ghibli. Je me devais d’en faire un article à l’occasion. C’est donc après huit lectures que je me lance… Je garde la désagréable sensation, en dépit de la quantité phénoménale de notes et analyses que j’ai pondu ces derniers jours, de n’effleurer qu’une infime partie du génie de ce film. Je vais bien entendu en parler avec maladresse et probablement me maudire d’avoir eu cette idée d’article dans approximativement trente-sept secondes. J’aime souffrir.

Commençons simplement, Le Voyage de Chihiro fut mon tout premier Ghibli. Je n’ai point été bercée depuis ma plus tendre enfance par les films du grand Miyazaki, je n’ai même pas été initiée à quoi que ce soit touchant à la culture japonaise. On peut remercier ma curiosité naturelle – yes, je me lance tout à fait des fleurs – sans qui je serais passée à côté de moult machins beaucoup trop bien foutus.

EDIT : J’écris cette phrase après avoir pondu le reste de l’article, c’est le plus long billet jamais écrit sur le blog, il m’a fallu trois jours pour le peaufiner. Mais sa mère le dromadaire, j’suis fière.


J’ai souvent entendu le peuple désigner ce titre comme le début d’une production davantage « mainstream » des studios Ghibli et même de son réalisateur, Hayao Miyazaki. Si je tends à tomber d’accord avec cette affirmation, je dirai tout de même que Le Voyage de Chihiro est loin d’en faire partie. Rien que les raisons qui se cachent derrière sa naissance suffisent à démontrer sa créativité infinie et son intelligence déstabilisante. Miyazaki explique dans plusieurs interviews (j’essaierai de te taper les liens de tout ce que j’ai trouvé à la fin de l’article) qu’il souhaitait parvenir à toucher particulièrement le public des jeunes adolescent•e•s. Face à la fille de son producteur associé, alors âgée d’une dizaine d’années, décidément peu convaincue par les personnages d’enfants alors mis en avant au cinéma, il voulait proposer une héroïne à laquelle il serait plus facile de s’identifier. Elle ne posséderait aucune caractéristique extraordinaire, aucune aura presque mystique comme San en imposait dans Princesse Mononoké : Chihiro est banalement ordinaire.

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Lorsque le spectateur la rencontre, elle parait même quelque peu plaintive, voire agaçante. Elle vient de faire ses adieux à l’ensemble de sa vie et voyage, avec ses parents, jusqu’à sa nouvelle maison… Enfin. Ça, c’est l’idée. Dans les faits, ils se retrouvent plutôt face à un inquiétant tunnel qui ne donne ab-so-lu-ment pas sur la suite de leur route. C’est pas comique, sinon. Tomber sur un soit-disant parc d’attractions abandonné, qui s’avère un village, Arubaya, menant à des bains pour esprits et divinités en tout genre, dirigés par une super meuf pas du tout cupide qui s’enjaille à transformer les parents de Chihiro en porcs, et bordel comment on sort de cet endroit? This is how on résume deux heures de film de façon tout à fait bancale et inadaptée. De rien, je t’en prie. L’avantage c’est que je peux maintenant te proposer un blabla un tantinet plus pertinent sur POURQUOI CE FILM C’EST DU GÉNIE.

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Je te jure, mon humour signera ma perte. Si on oublie ce trait d’esprit douteux, on peut directement s’apercevoir que Miyazaki ne prend pas son public pour des trous de fesses. S’il avait la volonté de penser ce film comme étant plutôt perturbant, c’est surtout car une première lecture, seule, ne suffit pas. Le•a spectateur•trice, qui est à l’origine censé•e être plutôt jeune si tu as suivi, est intelligent•e. Cela signe à la perfection le vrai début de cette « analyse » (avec beaucoup de gigantesques guillemets, parce que tmtc j’suis pas une pro non plus). Le Voyage de Chihiro est un exemple parfait pour illustrer la catégorie de films qui nécessite plusieurs visionnages. Il est, bien entendu, possible de l’apprécier sans raturer dix feuilles de papier avec des analyses tordues (oups) MAIS je dis juste que tu l’apprécieras encore plus en le faisant. Parce que, certes, je me prête à l’exercice et vais te pré-mâcher le boulot. Toutefois, ma lecture n’est qu’une lecture parmi tant d’autres. Parler avec des passionnés pendant quatorze secondes suffira pour que tu saisisses que wallah tout le monde comprend le film différemment. La pluralité des raisonnements observés et observables fait partie du charme des films miyazakiens. J’apprécie ces traits d’autant plus que le public-cible est celui des jeunes ados et donc, proposer un film à la lecture si ambiguë, quelque part, c’est juste terriblement intelligent.

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Je préfère te prévenir, tu vas t’arracher les cheveux à cause de mes intitulés. Soit. La première chose qui frappe, c’est l’aspect nostalgique, presque mélancolique, conféré au film. Chihiro est mise en scène dans sa voiture, avec ses parents, prête à débuter une nouvelle vie mais surtout… elle semble très triste à l’idée de quitter ce qu’elle avait connu jusqu’ici. Les quasi premiers mots qu’elle prononce sont pour regretter que « son premier bouquet de fleurs soit en guise d’adieux ». Cette nostalgie est directement liée à la genèse du film. Miyazaki souhaitait mettre en avant ce sentiment qui n’est pas seulement connu des adultes, mais également des plus jeunes. Ce n’est pas non plus sans lien avec un thème qui sera développé par la suite : renouer avec des valeurs plus traditionnelles.

La scène du train, plus ou moins une vingtaine de minutes avant la fin, est probablement la plus marquante de par la poésie qui s’en dégage. C’est aussi l’apogée du sentiment nostalgique, qui prend alors tout son sens. Une des lectures possibles de ce passage étant un inévitable trajet « sans retour en arrière possible », une véritable métaphore de la vie en soi. Ne t’étonne pas de voir ce passage mentionné à plusieurs reprises dans cet article, il est lourd de sens, c’est impossible de ne pas chercher à l’analyser.

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Si le film s’aventure à devenir de plus en plus mélancolique, il n’en reste pas moins contrebalancé par des moments plus doux, apportant même une touche d’humour bienvenue. Je pense notamment aux boules de suie, qui ne sont pas sans rappeler les noireaudes de Mon Voisin Totoro. Dans le même esprit, on peut constater que tout s’enchaîne assez vite et le scenario finit par s’égarer sympathiquement, tout en restant équilibré grâce à des passages plus calmes. Au départ, Chihiro souhaite retrouver ses parents (préférablement humains, et pas en bacon, n’est-ce pas) mais cette première ‘quête’ est rapidement remplacée par une seconde, touchant le jeune homme mystérieux qui aide Chihiro : Haku. Dans ce joyeux bordel, Chihiro commence à travailler aux bains et les aperçus de sa journée de travail apportent un certain répit (tout est relatif).

 

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(ignore mes intitulés)

Enchaînons avec ceci : Chihiro flippe grave, Chihiro pleurniche beaucoup trop, Chihiro a dix ans, ne l’oublions pas et Chihiro évolue sa mère. La plus grosse transformation opérée durant le film, c’est bien celle de l’héroïne. J’ai pu lire moult fois que Le Voyage de Chihiro avait traumatisé bien des enfants, ça fait relativement sens car on peut s’apercevoir qu’il tire sur la corde des peurs enfantines à plusieurs reprises. Le fait d’opter pour une héroïne plus que commune, sans caractéristiques folichonnes, permet de s’identifier plus facilement à elle (c’était le but Marcel, bien vu). Sauf que… ça rend aussi plus plausibles et authentiques ses réactions. Cela se marque surtout au début du film, où Chihiro possède un niveau de maturité proche du néant. Entre terreurs nocturnes, peur des esprits, peur de disparaître, timidité excessive… fais ton choix. Personnellement, un passage qui résonne particulièrement, c’est lorsqu’elle entame sa descente vers l’atelier du vieux Kamaji. Je fais constamment des cauchemars où je suis confrontée à un vide infini et un escalier brinquebalant qu’il me faut descendre. À plus de vingt ans, je ne suis toujours pas sereine quand je regarde cette scène.

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L’évolution de Chihiro est tout à fait visible. Justement, il y a un contraste saisissant entre le passage que je viens de mentionner et un autre relativement similaire : elle traverse le vide sur un tuyau bancal en se posant moitié moins de questions. Sa détermination n’est pas innée, elle n’est pas dotée d’une force exemplaire d’entrée de jeu. Son voyage est avant tout un voyage vers davantage de maturité, tout en gardant une certaine innocence nécessaire.

Par ailleurs, il est important de noter l’espèce de dissonance entre Chihiro et ses parents. Au final, ils sont les seuls à demeurer intrinsèquement les mêmes. Lorsque l’héroïne les retrouve, elle seulement se retrouve grandie par la folle aventure qu’elle vient de vivre. Ses parents ne se rappellent absolument de rien. On dirait presque un message à demi-mot adressé à la fois aux enfants, mais aussi aux adultes : les enfants sont les seuls capables d’opérer un changement certain. C’est assez pessimiste, en fait. Une manière optimiste de concevoir cela serait de penser les enfants intelligents, comme Miyazaki le fait. Durant tout le film, on peut voir que l’ouverture au monde de Chihiro est contagieuse. Chacune de ses rencontres sera décisive et la façonnera, tout comme elle laissera, elle aussi, son empreinte. Je pense notamment au bébé de Yubaba, un infect personnage de prime à bord, qui, grâce à Chihiro, parvient à concevoir le monde autrement et s’ouvrir lui aussi. Fidèle à ses habitudes, Miyazaki est loin de proposer un idéal manichéen : chaque personnage possède une dualité certaine. Zeniba, par exemple, parait plus douce que sa cupide de soeur, pourtant elle manque de tuer Haku. Toutefois, Chihiro déclenche à plusieurs reprises une espèce de solidarité. Sa propre évolution entraîne l’évolution de la quasi-totalité des personnages, comme si la détermination qui la gagne au fur et à mesure lui permettait d’outrepasser certaines réalités sociales ou hiérarchiques. Enfin, à nouveau, le passage du train se doit d’être mentionné. Miyazaki le dit lui-même, il marque la pleine réalisation de son héroïne.

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(désolée)

Parlons peu (dit-elle en écrivant un article à rallonge), parlons divinités ! En fait, le film s’articule autour d’elles. Difficile de les ignorer à partir du moment où Chihiro débarque dans des bains pour divinités et esprits en tout genre. Miyazaki met en avant plusieurs kamis : c’est-à-dire un élément de la nature ou une force créatrice vénérée dans la religion shintoïste. Le Voyage de Chihiro est donc un doux mélange entre imagination miyazakienne débordante et mythologie shintoïste. Le ton est donné dès le départ lorsque Chihiro et ses parents dépassent un torii qui montre ainsi que ce qu’ils prenaient pour un parc d’attractions avait été construit sur un ancien site religieux.

À l’image de Princesse Mononoké, chaque divinité force respect et honneur. C’est particulièrement exemplifié par le Dieu Putride qui se pointe aux bains oklm dans sa vase et sa puanteur, et qui représente le premier client de Chihiro (alors rebaptisée Sen, j’y reviendrai plus bas, parce que trop de choses à dire, bon sang, ça ne s’arrêtera jamais). De nouveau, un parallèle évident avec l’opus précédent peut s’établir : la notion de tatari. Ça sonne comme un truc qui se mange mais pas vraiment. Si tu as vu Princesse Mononoké, tu sais de quoi il s’agit : une malédiction qui frappe un kami à cause d’un excès de haine (en très bref). Rappelle-toi ce dieu qui pétait tout à fait la forme :

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Délicieux hachis parmentier

Il arrive un truc relativement similaire au fameux Dieu Putride mais on en parle le point plus bas parce que j’ai décidé que ce serait ainsi hihi. Le seul truc que j’accepte de balancer maintenant, c’est qu’il s’agit bien d’une énième exemplification des préoccupations environnementales de Miyazaki. La base.

Maintenant, sous vos yeux ébahis, parlons de mon adoré Dieu Sans Visage. Ce personnage me fascine. Originellement sans parole et sans identité, il est la parfaite allégorie du consumérisme. Il n’est pas autorisé à rentrer aux bains mais les choses changent radicalement quand il se met à pondre de l’or. BONJOUR CAPITALISME, ENCHANTÉE. D’un coup, les employés qui pouvaient pas se l’encadrer deux secondes avant deviennent ses admirateurs. Appâtés par l’argent, ils se font littéralement broyer par leur cupidité.

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Bon app’

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Parfaite ouverture pour cette nouvelle partie. Crois-moi, j’ai essayé de calmer mes ardeurs sur l’intitulé. À l’origine, j’avais sorti un truc beaucoup moins politiquement correct, mes relectrices pourront témoigner. Le point précédent est étroitement lié à celui-ci, j’aurais pu même ne pas les scinder, au final.

La fameuse malédiction qui semble frapper le Dieu Putride s’avère surtout une bonne souille des familles. Cette divinité est en réalité un Dieu des Eaux qui avait été souillé d’une dizaine, si pas plus, d’objets venant d’une décharge. Grâce à Chihiro et la collaboration des autres employés, ils ont réussi à libérer le Dieu. Figure-toi que cette histoire ne sort pas de nulle part. Elle a directement été inspirée par une association de préservation des rivières, proche de l’habitation du réalisateur, qui s’était efforcée de retirer un vélo enfoncé dans la vase.

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Les thèmes de l’écologie et de la pollution sont, pour ainsi dire, la marque de fabrique des films de Miyazaki. Ici, ses inquiétudes sont rendues plus accessibles et compréhensibles pour un jeune public, tout en exigeant un minimum de réflexions. Un autre exemple est celui de la rivière Kohaku, dans laquelle Chihiro manque de se noyer plus petite. Elle a été recouverte (la rivière, hein, pas Chihiro) d’immeubles suite à l’incident. L’humain possède une emprise énorme sur la nature. Miyazaki ne cesse d’imaginer les conséquences d’un tel pouvoir et nous exhorte à en prendre conscience.

Le film confronte constamment les dérives de notre société contemporaines contre les valeurs traditionnelles. Pourtant, à aucun moment il ne fait l’apologie de l’une ou l’autre. Avant tout, il prône le rétablissement d’un lien entre ces deux réalités. Cela rejoint l’absence de manichéisme dont je parlais plus tôt. Il ne s’agit jamais de lisser complètement un aspect au détriment d’un autre, il n’y a rien de fondamentalement blanc ou noir. C’est assez comique d’apprendre qu’à l’origine Miyazaki n’avait aucune espèce d’envie de mettre en avant les traditions japonaises quelles qu’elles soient. Si tu réfléchis bien, jusqu’au Voyage de Chihiro tous ses films se situent dans un décor européanisé. Il fait une belle tentative pour renouer avec les valeurs japonaises traditionnelles. Tu remarques à nouveau la présence de nostalgie, parce que tout est lié, misère, c’est fabuleux.

Les retentissements négatifs d’un consumérisme survolté sont mis en scène plus d’une fois. Dans la première quinzaine de minutes, déjà, lorsque les parents de Chihiro n’hésitent pas une seule seconde à se jeter sur un buffet qui ne leur est pas destiné, pensant que leur carte de crédit règlera tout potentiel souci. Chihiro montre directement davantage de réserve. Réserve qui se présentera à nouveau lorsqu’elle rencontrera le Dieu Sans Visage. Celui-ci semble désespérément vouloir corrompre Chihiro qui est la seule à qui il veut réellement offrir son or, comme s’il avait directement perçu quelque chose de différent en elle. Rien de ce que le Dieu Sans Visage n’a à lui offrir ne peut l’aider. En revanche, les autres employés ne manquent aucune occasion de se jeter sur son argent. Malgré la volonté de présenter un environnement qui renoue avec les valeurs traditionnelles, on ne peut s’empêcher de constater que le profit et la cupidité ont déjà franchi les portes de ces lieux.

 

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(je me surpasse, c’est terrible)

Dernière partie mais pas des moindres : la thématique de l’identité. J’ai mentionné plus haut que Chihiro change de nom pour adopter celui de Sen. Il faut savoir qu’en japonais ‘Sen’ est le premier kanji (caractère) qui compose le prénom ‘Chihiro’. Lorsque Yubaba la renomme ainsi, ce n’est pas anodin. Miyazaki reprend l’idée selon laquelle les noms et l’action de nommer les choses sont primordiaux. Yubaba lui vole donc un peu de son identité, Chihiro/Sen perd ce qui la liait alors à ses parents et son monde. C’est également ce qui est arrivé à Haku, dont le rôle est assez ambigu, qui est devenu l’âme damnée de Yubaba après avoir oublié son propre prénom. Le Dieu Sans Visage, à nouveau, est la réalisation complète de la perte d’identité. Il n’existe plus qu’à travers les autres, s’appropriant les voix et gestes des personnes cupides qu’il a dévorées. Sa présence illustre, par ailleurs, les bienfaits qui émergent d’une connexion avec le passé, quelle qu’elle soit. Je me répète mais tout est drôlement lié.

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Lorsqu’elle arrive dans ce drôle de monde, Chihiro est sur le point de disparaître. Haku lui ordonne de manger quelque chose appartenant à ce lieu pour contrer cela. Au-delà de la récurrence de la thématique de la nourriture chez Miyazaki, cette action en particulier est révélatrice. D’aucun dirait qu’il s’agit surtout d’une allusion à un rituel shinto, mais je pense que cela marque surtout le début de la perte de son individualité, voire même son libre-arbitre. Pour s’ancrer à Arubaya, elle est obligée de consommer quelque chose. Par la suite, elle apprend même qu’elle doit trouver du travail (hello, elle a dix piges). Un monde dans lequel tu n’existes qu’à travers ton travail, ce que tu peux apporter au monde et tes consommations ? Tiens. Ne serait-ce pas là une critique de la société ? Quelle coïncidence. Derechef, l’importance de la solidarité et collectivité est mise au premier plan : valeurs très chères au Japon. Cependant, l’action de retirer l’identité de Chihiro (ainsi que chaque employé) accentue une des conséquences de ces valeurs : la perte d’individualité. L’individu en tant que tel, avec ses particularités et son caractère unique, n’a que très peu de place. On sent, une nouvelle fois, cette forte dualité qui habite littéralement chaque chose, chaque concept ou personne.


Bim.

3000 mots. J’ai jamais autant causé dans un article. Le pire étant qu’il y a encore moult machins sympas desquels discuter. Je me suis contentée des aspects qui résonnaient particulièrement en moi, ça fait déjà un bon morceau. Puis, même ainsi, j’ai essayé de faire court (lol, échec phénoménal).

Si jamais ça te dit que je m’enjaille à te proposer des articles discussion/réflexion du genre sur d’autres films, donc des articles plus poussés que mes chroniques habituelles, n’hésite pas. Je ne saurais pas t’en proposer constamment parce que ça me demande un travail de recherches et d’analyses relativement conséquent. Puis, on va pas se mentir, je fais déjà ce job toute l’année pour mes cours, je préfère ne pas m’ébouillanter la cervelle en le faisant en plus pour le blog. Mais une fois de temps en temps, why not !

Maintenant, viendez discuter avec moi en commentaires, viendez.

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Sitographie des interviews utilisées :
http://www.nausicaa.net/miyazaki/interviews/sen.html
http://www.midnighteye.com/interviews/hayao-miyazaki/
https://www.rogerebert.com/interviews/hayao-miyazaki-interview

 

17 réflexions au sujet de “|TEA TIME TALK| Discussion autour du « Voyage de Chihiro »”

  1. C’est difficile de sortir de sa zone de confort, surtout quand on veut rendre hommage à une œuvre qu’on adule, et je te félicite rien que pour ça ! Ensuite, je te félicite également pour ton article, car je trouve ton analyse super intéressante à lire, pleine de perspectives différentes et de pistes à explorer.
    Comme toi, j’ai découvert Miyazaki assez tard et Chihiro était mon premier et c’est celui qui m’a fait aimer immédiatement ces films ! Je ne l’ai pas revu 15 fois, mais chacune est effectivement l’occasion de se poser de nouvelles questions. Et la prochaine sera vue à l’éclairage de cette analyse (particulièrement au niveau des peurs enfantines, auxquelles je n’avais pas forcément été sensible, l’ayant peut-être découvert trop tardivement pour !) ^^
    PS : tes titres de parties avaient l’air très drôles, malheureusement, avec cette typo, j’avoue ne pas réussir à en déchiffrer la moitié 😦

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  2. Wow quel article, que dis-je, quelle analyse! Ça a dû te prendre du temps mais c’était tellement intéressant ! C’est un film d’animation que j’aime beaucoup mais j’avoue ne pas avoir perçu toutes les subtilités qu’on pouvait analyser, donc c’était un plaisir de redécouvrir le film de cette manière 😊 Ca me donne envie de le revoir avec les analyses en tête, merci pour cet article!

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  3. J’ai beaucoup aimé Le voyage de Chihiro mais ton article va me pousser à le revoir. Je n’ai pas poussé l’analyse, je l’ai vu en ayant un état d’esprit « détente ». J’ai personnellement adoré le personnage de Haku, justement parce qu’il n’est pas clair. Même si tous les personnages sont très nuancés, ne sont ni bons ni mauvais, c’est celui qui m’a le plus marquée, en dehors de notre héroïne.

    Quant à écrire d’autres articles, fais-le uniquement si tu en as très envie. J’adhère. 😊

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  4. Wah, quel super article ! J’adore Chihiro (comme toi, découverte des Miyazaki assez tard, vers 18 ans, Chihiro étant le premier et à jamais mon préféré) et j’ai adoré lire ton analyse dans laquelle j’ai retrouvé tous les éléments qui font que ce film est aussi génial. J’avoue que les critiques envers la surconsommation et la pollution me touchent tout de suite assez vite et je suis particulièrement fan de la manière dont c’est traité dans Chihiro. Et puis tu m’as appris des choses liées à la genèse du film, comme l’histoire de la rivière ou du pourquoi d’une héroïne comme Chihiro.
    Bref, tout ça pour dire que tu en parles trop bien et que si tu veux pondre un autre article du genre, fais-toi plaisir parce que c’est du pur bonheur pour nous !
    (J’avoue que, moi aussi, j’ai parfois un peu galéré sur la typo…)

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    1. Je pense que je devais avoir 16 ans la première fois que je l’ai vu ! Et j’étais clairement pas dans un esprit d’analyse donc j’ai pris une claque quand je me suis aperçue que c’était fichtrement plus complexe que ce que je pensais !

      Roh merci, vraiment, ça me met en joie hihi.

      Noté pour la typo, décidément, je vais modifier cela demain !

      Aimé par 1 personne

  5. Oh mais mais mais… tu nous as pondu une merveille !!! Je suis totalement impressionnée (que dis-je, je suis sur le c- les fesses pardon) par ton article… tant de pertinence et de finesse dans ton analyse, elle est juste incroyable !

    J’ai vu ce Ghibli deux fois, et j’ai plutôt bien perçu une partie des éléments que tu mets en avant (pas tous mais tu me donnes envie de le revoir du coup maintenant ^^) et c’est ce qui en a fait mon deuxième ghibli préféré (désolée, Totoro est indétrônable dans mon ptit cœur).
    Cet animé est tellement riche et puissant, j’ai l’impression que beaucoup de personnes ne perçoivent pas sa profondeur (tu vois, ceux qui te disent « AH OUI CE TRUC. C’ÉTAIT ARCHI BIZARRE J’AI RIEN COMPRIS. »)
    Ben tant pis pour eux.
    En tout cas ton article rend un superbe hommage à cette petite pépite. Bravo!

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    1. Adorable, merci !

      Ahaha Totoro est un classique, mais étonnamment c’est un de ceux qui m’a le moins touchée ! Je pense qu’il m’aurait atteint différemment si je l’avais vu plus jeune. Je l’ai vu pour la première fois l’année dernière et en étant en crise donc pas ouf.

      Encore merci !

      Aimé par 1 personne

      1. De rien! 🖤
        Oui, je l’ai vu au collège pour ma part (horrible période beurkbeurk) et il m’a tellement réchauffé le cœur, c’est devenu un de mes films doudous ! C’est aussi celui qui m’a réconciliée avec les ghiblis, ayant été traumatisée à genre 6 ans devant Le château dans le ciel 😳
        Bref mais le voyage de Chihiro est juste incroyable aussi !

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  6. L’article est super intéressant ❤️❤️ et j’aime beaucoup son concept !! Bon c’est décidé je fonce voir ce film même si je suis un peu spoliée 😉 ! Gros bisous tout pleins 😘

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