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| GAMING | Life is Strange : Before the Storm

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Il y a un petit temps, j’avais chroniqué le jeu Life is Strange sur le blog. Tu peux retrouver l’article en cliquant ici. Découvrir Life is Strange : Before the Storm semblait donc tout naturel. J’ai pas mal traîné avant de céder, je dois avouer ne pas avoir tellement accroché avec Chloé dans le jeu de base… Étant donné que Before the Storm est centré sur elle et sa relation avec Rachel Amber, ça ne me tentait pas plus que ça. Ce qui ne fait  plus aucun sens maintenant que j’ai fini le jeu parce que, misère, elles m’ont brisé le coeur.

Lors du premier épisode, Chloé n’est pas encore aussi abîmée par la vie qu’elle n’y paraît dans le jeu originel. Elle reste toutefois fidèle à ce que l’on connaissait déjà d’elle : un mélange de sarcasmes et cynisme, du courage et du rock. Très vite Rachel Amber débarque. Dans Life is Strange, on ne pouvait se la représenter qu’à travers les dires des autres personnages : tous l’encensaient ou presque, son absence (ou présence?) pesait partout où Maxine s’aventurait mais au final nul ne semblait vraiment la connaître. À travers Before the Storm, le joueur peut tenter de mieux la cerner, sans toutefois vraiment y parvenir. Si Chloé donne presque l’impression de ne plus détenir aucun secret, Rachel reste insaisissable. Je la perçois comme le genre de personnalité que l’on ne peut s’empêcher de regarder, qui attire l’attention sur son passage tant elle dégage une aura de l’ordre du mystique ou presque. T’imagines parler d’un personnage fictif ainsi ? C’est à quel point cette licence est puissante. J’étais déjà sur le cul après Life is Strange mais Before the Storm m’a anéantie, et le personnage de Rachel Amber y est pour pas mal.

Incarner Chloé qui traverse une multitude d’évènements moyennement sympathiques s’avérait presque thérapeutique. Le jeu explore la thématique du deuil d’une façon qui sonne terriblement juste, à travers des rêves qu’expérimente Chloé et son quotidien pour se reconstruire. Elle tente, souvent vainement parce que c’est ainsi qu’un deuil et le sentiment de perte en général fonctionnent, de retrouver un semblant de normalité et stabilité. Ceci viendra surtout de sa relation naissante avec Rachel. La construction de leur amitié est la pierre centrale du jeu. Elles trouvent en l’autre l’espoir d’un ici et maintenant dont elles ont désespérément besoin, leur relation fait ressortir ce qu’il y a de plus fort en elles.

Bien que Before the Storm n’est en rien comparable à l’opus principal, il n’en reste pas moins un chef-d’œuvre. Je pense même m’aventurer à dire que je l’ai préféré. Je n’étais pas une fan de Chloe Price, pourtant c’est définitivement devenu le cas. Mais surtout, ce jeu prend un malin plaisir à nous faire tomber sous le charme de Rachel pour nous pendre au nez la terrible réalité : tout n’est que perte. Ou avant tout… tout n’est que rencontre. Il suffit d’une seule rencontre, une seule personne pour changer drastiquement une vie. Une chose est sûre, Life is Strange a changé la mienne. J’avais besoin de ce bref retour à Arcadia Bay, j’ai été transportée par une bande-son à nouveau exquise, j’ai éclaté plus d’une fois en sanglots face à la souffrance des personnages, je me suis sentie comprise et surtout, j’ai adoré qu’un jeu vidéo provoque ça.

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6 réflexions au sujet de “| GAMING | Life is Strange : Before the Storm”

  1. C’est vrai, la franchise life is strange sait te chambouler comme nulle autre ! J’ai adoré moi aussi, et aussi le 2 auquel j’ai joué récemment.
    As tu déjà joué à Detroit : become human ? Je te le recommande.
    Bonne journée !

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  2. Before the storm m’a aussi plus bouleversée que le premier Lis je crois. Il m’a fait adorer Chloé alors que je préférais Max, il m’a fait revivre mes sentiments d’adolescente, m’a rappelé comment je voyais le monde à cet âge. La bande-son est merveilleuse, je l’ai écoutée en boucle longtemps, et les thèmes de colère, de deuil, de se sentir différent, d’amitié ambiguë naissante, tout ça, j’ai adoré. Ce jeu est une ode à l’adolescence telle qu’on se rappelle l’avoir vécue. Et au premier run je ne pouvais pas saquer Rachel que je trouvais très manipulatrice, au second, j’ai appris à l’apprécier en changeant mes dialogues. Je pense que le personnage a été merveilleusement bien écrit et fait qu’on est toujours un peu perplexe face à elle. En tout cas je rejoins pleinement ton coup de coeur pour ce jeu merveilleux et poignant.

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    1. La bande-son me hante depuis que j’y ai joué. Je l’écoute non stop, elle est encore plus prenante que celle de LiS qui était déjà incroyable. Et je partage tout à fait ton ressenti, il a fait écho à davantage de choses de ma propre adolescence ! Merci pour ton commentaire !

      Aimé par 2 personnes

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