Horreur, LECTURES

| J’AI LU | Hanté

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David ne croit pas aux fantômes. Rationaliste convaincu, il met un point d’honneur à démasquer les faux médiums et à attribuer des causes naturelles aux prétendus phénomènes paranormaux. Mais un véritable mystère plane sur la vieille demeure d’Edbrook et, pour la première fois, David se heurte à l’inexplicable. Pour la première fois ? Dans son acharnement à nier tout ce qui relève du surnaturel, ne cherche-t-il pas finalement à oublier ce qui le hante depuis l’enfance ?


Bon, Halloween c’est fini mais il n’est jamais trop tard pour caser un livre d’horreur sur ce blog ! Ça faisait vraiment trois plombes que Hanté pourrissait dans ma PÀL et, en toute franchise, il aurait dû y rester. Ça, c’est dit.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins mais j’ai vraiment été en profond désaccord avec l’utilisation du thème horrifique dans ce titre. Au-delà de l’histoire qui est loin de péter trois pattes à une autruche, on retrouve vite une profonde psychophobie ambiante qui est loin de me faire fantasmer. Situons l’affaire… David ne croit pas au surnaturel : pour lui, tout est explicable rationnellement. Ce besoin presque pathologique de se rassurer et de chercher à tout démontrer scientifiquement naît d’un événement pas ouf marrant de son enfance. Son arrivée à la demeure d’Edbrook va pourtant marquer un tournant dans ses croyances.

Le paranormal s’impose donc assez vite dans l’histoire mais… il aurait aussi bien pu ne pas être là que ça n’aurait pas changé grand chose. Le héros ne dégage que très peu de sympathie, ce qui n’aide pas à se plonger dans l’ambiance qui se voudrait glauque et oppressante. Les personnages secondaires sont tout aussi lassants, seule la tante Tessa, Tessie, Tess (rip ma mémoire), sort un rien du lot, mais tu peux mettre cet élan d’affection sur le dos de mon sentimentalisme à l’égard des personnages âgés que j’aime toujours d’amour. La narration est lente, peu ou pas ponctuée d’événements accrocheurs, les dialogues peu naturels. Bref. Rien de fou pour me faire frissonner.

Puis arrive de nulle part, alors que personne n’avait rien demandé, une bonne grosse couche de psychophobie. Instant éducation made in Emma : la psychophobie c’est quand tu véhicules des stéréotypes potentiellement problématiques à l’encontre des personnes ayant un trouble psychique quelconque, c’est une forme de discrimination et oppression. Et pourquoi ça me fait bien iech ? Parce que les discriminations quelles qu’elles soient ça pue du cul. Et utiliser un trouble mental (ici, la schizophrénie) pour faire vendre un bouquin horrifique, bah ça pue du cul aussi. Romancer la schizophrénie pour la faire rentrer dans le bon stéréotype d’une personne complètement à côté de la plaque, qui souhaite la mort de ta génération, la génération de tes arrières-petits-enfants et de ton hamster au second-degré, qui sait pas faire trois pas sans vouloir foutre le feu à quelque chose parce que c’est so cliché, puis qui fait tellement flipper ses proches de son vivant qu’elle va aussi les tourmenter dans la mort et enfin, trouver ça normal d’utiliser un trouble comme fondation pour la justification d’événements terrifiques voire carrément morbides dans une œuvre de fiction : devine quoi ? CA PUE DU CUL.

Je suis donc fâchée. Ma seule consolation réside dans le fait que ce livre n’a plus l’air d’être disponible à la vente. Je recommande po’. La bise, bois de l’eau et respire. Pas comme moi, quoi.

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