LECTURES, Poésie

| J’AI LU | Recueils de poésie en vrac, part. 1

Petit monstre, qu’on se dise les choses clairement : j’ai zéro motivation pour la lecture en ce moment. Alors l’ironie du sort, c’est que je suis blogueuse littéraire et donc supposée te pondre des avis sur les bouquins que je lis. Okay, parfait. Sauf que depuis plusieurs semaines, j’ai repris l’écriture et je ne fais pour ainsi dire que ça. Écrire. Non stop. J’en suis à un stade où je me réveille en pleine nuit pour te pondre un poème fissa, puis go me rendormir. Wtf ? Tout ça ne m’aide clairement pas à ne pas passer pour une blogueuse en carton. Oups ? Par ailleurs, si tu souhaites voir d’un peu plus près ce que je fabrique à ce sujet, je t’invite à passer par ici.

Pour le coup, j’ai au moins été productive dans un domaine : ma consommation de poésie. J’ai été fortement emmenée dans cette direction suite au recueil de Lili Reihnart qui m’a été offert par une amie… Ça m’a rappelé à quel point j’adorais ça et j’ai été prise d’une frénésie acheteuse, j’ai chopé trois-cents-cinquante recueils sur Bookdepository (non, j’exagère à peine). En toute honnêteté, c’est réellement le seul genre littéraire qui m’appelle pour le moment. C’est probablement dû au fait que je me suis donc moi-même remise à l’écriture… Peu importe. J’ai dû me creuser la tête pour trouver comment te parler de ces recueils… Parce que faire un article entier pour chaque titre, ça ne me chauffait guère. J’ai parfois pas grand chose à raconter, en fait. Du coup, dans un songe m’est venu cette idée : des avis en vrac ! J’ai littéralement rêvé de ça, je te jure, rien ne va plus.

Voici donc la première partie de cette série de mini-chroniques poésie ! Je vais à chaque fois te parler de trois titres, comme ça l’article ne sera pas trop indigeste pour toi…


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Je t’en parlais dans ma chronique du film Chemical Hearts (lien ici), mais j’adore Lili Reinhart en tant qu’actrice. Savoir qu’elle avait pondu un recueil de poésie m’a vraiment donné envie de me ruer dessus, et je remercie encore la personne qui me l’a offert, je sais que tu passeras par ici hehe.

C’est tout à fait une mauvaise habitude, mais quand je lis de la poésie anglaise contemporaine, je ne peux m’empêcher de chercher à tout comparer à l’autrice Rupi Kaur. C’est simple, c’est elle qui m’a réconciliée avec le genre, et ses paroles restent indétrônables dans mon petit coeur de beurre. Alors, soyons clairs, je ne compare pas deux œuvres sur leurs points techniques ou autre, ce serait totalement préjudiciable. Il s’agit plutôt de la façon dont ils m’affectent. milk and honey avait eu un pouvoir de l’ordre du quasi mystique sur moi, et je suis sans cesse à la recherche de la plume qui produira un effet similaire. C’est foireux mais tu as l’habitude, blogueuse en carton, tout ça, la base. Il en ressort que Swimming Lessons se débrouille pas trop mal sans toutefois se hisser à quelque chose de particulièrement saisissant.

Je me suis retrouvée dans pas mal des écrits de Reinhart, voire même la quasi-totalité, sans toutefois les sentir me transcender ou vraiment me percuter. Il est indéniable qu’elle ajoute une nouvelle corde à son arc d’artiste, Swimming Lessons vaut la peine d’être découvert, mais sans être inoubliable non plus. C’est un recueil qui conviendra parfaitement à des novices du genre, ceux qui n’en ont pas lu des centaines avant lui ! En matière de poésie, j’estime qu’il est nécessaire de les lire en VO, mais si jamais tu ne lis absolument pas l’anglais, les éditions Michel Lafon l’ont traduit sous le titre La tête hors de l’eau !

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Ok, tu as encore mon blabla sur ma vénération Rupi Kaur en tête ? Voilà. J’ai trouvé. La petite pépite qui parviendrait presque à détrôner Queen Kaur : the chaos of longing. La plume de Robinson est dense, complexe et d’une exquise richesse. C’est parfois un challenge pour l’esprit et exactement le défi que j’attendais.

En plus d’aborder des thèmes forts mais assez traditionnels tels que l’amour, la perte ou la découverte de soi, Robinson propose surtout des poèmes terriblement engagés pour les femmes de couleur, les survivantes d’abus sexuels et les personnes souffrant de troubles mentaux. Ses paroles sont d’une rare authenticité et, bien que d’aspect complexe, elles ne semblent jamais excessives ou peu naturelles. L’autrice possède un talent certain pour faire naître des émotions inattendues chez son lecteur. Si tu es, toi aussi, à la recherche d’une telle expérience, fonce.

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Le petit flop de cet article revient à soft thorns. J’ai malheureusement eu pas mal de difficultés avec le ton de ces écrits. Déjà avant d’entamer l’affaire, l’autrice fait un espèce de préambule donc le message général m’a un peu dérangée. Devoue explique avoir connu une forte dépression, notamment suite à une maladie chronique mal prise en charge (je compatis Devoue, je compatis). S’ensuit alors une espèce de tentative pour romancer la dépression. Elle la décrit comme un évènement presque merveilleux qui l’a transformée en la personne bad-ass qu’elle est désormais. Alors, je ne suis pas fondamentalement en désaccord avec ses dires. La dépression et les traumas que j’ai vécus/vis encore ont clairement joué sur mon évolution. Mais il n’y a rien de merveilleux à ça. J’en parlais justement avec une amie il y a peu de temps, mais non, on ne devrait pas encenser la dépression de cette façon, ça n’a rien de beau comme résultat. Comme cette amie me disait : la dépression m’appartient, aujourd’hui j’en fais ce que j’en veux et j’y donne un sens pour avancer, mais ça n’a rien de fort, la dépression c’est moche, douloureux, flippant et injuste. Je trouvais ça particulièrement juste comme réflexion. Personne ne devrait avoir à vivre une telle expérience pour devenir ‘la meilleure version de soi-même’. À mon sens, si on est toujours debout ce n’est pas parce que la dépression, les traumas, les trucs tragiques qui arrivent nous apprennent quoi que ce soit. Non, tout le job de reconstruction, il naît en nous, de nous. Pas de la maladie. Juste nous. Donc, je commence à me méfier des écrits qui remercient les difficultés pour la façon dont la personne a pu évoluer en conséquence. Je préfère les écrits qui célèbrent la personne tout court, pour ses victoires et pour elle-même, tout simplement.

J’ajouterai également que j’ai ressenti certains poèmes comme assez injonctifs, ou même culpabilisants. Au final, c’est donc le seul recueil de cet article que j’aurais tendance à ne pas vraiment recommander. Évidemment, c’est ma subjectivité et mes convictions personnelles qui le remettent en cause, il trouvera bon accueil si tu partages le point de vue de l’autrice !


Voilà petit monstre, j’espère que cet article t’aura plu ! Pour ma part, j’aime assez ce format, il me tarde de te proposer la deuxième partie !

La bise.

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