Review > À ma vie à ta mort

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Cover A ma vie a ta mort

 

• Titre : A ma vie à ta mort
• Auteur : Sandra Triname
• Edition : Plume Blanche
• Lu en : Format numérique
• Parution originale : Mars 2017
Prix Amazon : Format papier broché ; 21.90eur / Format numérique ; 7.99eur
• Cotation : 12/20

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Recouvert de symboles grecs faisant référence à Hadès, un corps mutilé et désormais inidentifiable, est retrouvé dans une cave à New York.
Jeune flic fraichement sorti de l’école de police, Mike Sullivan se retrouve chargé de cette affaire qui le mènera jusqu’au pied du World Trade Center,
ce terrible jour du 11 septembre 2001.
Une fois son bras vengeur lancé et bien que la faucheuse soit belle à couper le souffle, rien ne peut la stopper.
Instrument du Destin ou de la Mort elle-même, il devra résoudre cette affaire en empruntant des sentiers dont personne ne revient jamais.

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Ceci est moi.
Durant la totalité du livre.

J’y ai vraiment mis toute la bonne volonté du monde, surtout que les Editions Plume Blanche c’est un peu mes éditions coup de coeur, mais y a vraiment un truc qui a coincé ici.

Je les remercie tout de même pour ce service-presse, toujours à l’occasion de leur big SP SummerTime, et je t’explique de suite ce qui m’a posé problème.

Le point négatif principal c’est vraiment le côté chaotique du déroulement de l’intrigue.
Pourtant, ça partait vraiment VRAIMENT bien.
Le prologue nous donne directement une scène bien spéciale comme il faut, torture tout ça tout ça, mais je te rassure rien qui va te donner envie de vomir tes tripes non plus.
S’en suit alors le début d’une enquête, enquête sur la femme du prologue qui est donc retrouvée sympathiquement décorée au fer rouge, mutilée de signes mythologiques.
BREF. Tout ça promettait du lourd et j’étais réellement happée par ce démarrage.
D’autant plus que l’inspecteur correspond exactement au cliché du policier-ours-mal-léché beaucoup trop rustre mais perso je ne m’en lasse pas!

Puis là, MALHEUR! TRAGÉDIE!

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L’anarchie commence.

Premier élément à me faire tiquer : pourquoi absolument faire intervenir l’attentat de 2001 comme élément déclencheur pour amorcer la suite des événements?
C’est pas une mauvaise idée en soit mais ça n’a aucune réelle utilité… On ne revient jamais là-dessus plus tard donc on aurait tout aussi bien pu prendre autre chose comme déclic. Ce n’est pas quelque chose de profondément dérangeant mais ça me laissait perplexe, un peu (j’suis vite perturbée, pas ma faute…)

Au même moment interviennent de nouvelles têtes. On passe d’une enquête tripante à .. bah on ne sait pas trop à quoi en fait? Bon, évidemment, on est pas carrément dans le flou, n’exagérons rien. Nous sommes en fait aux côtés des faucheurs.euses, qui font leur boulot (attentat… morts, y a de quoi faire).
Et à partir de là, ça se complique vachement.

Entre les personnages à retenir (et pourtant j’en lis des bouquins avec des millions de personnages dedans), les personnages qui sont nommés de deux façons différentes mais que t’es pas trop sûre que ça fait référence au même mec/fille mais qu’en fait on te confirme aux 80% du livre que oui, des personnages différents qui portent le même nom (bon ça arrive qu’une fois heureusement), puis les changements spatiotemporels entre l’intrigue des faucheurs et l’intrigue de la police terrienne, et enfin les deux intrigues qui se recoupent. BEAUCOUP BEAUCOUP trop d’informations à digérer. Sans compter tout ce que je n’explicite pas vraiment ici pour ne pas gâcher la découverte aux futurs lecteurs.
L’auteur part vraiment dans tous les sens, c’en est limite abracadabrant.
ALORS, il faut reconnaître que c’est foutrement bien trouvé, là pour le coup l’imagination rien à redire.
Mais au niveau de la construction et du déroulement quelque chose lui échappe et tout ce petit monde bien complexe en devient trop complexe.

J’ai vraiment eu l’impression d’une auteur qui a manqué de temps? Je ne sais pas. Comme si elle avait eu une idée tellement lumineuse qu’elle s’était dépêchée de vite coucher tout sur papier sans y revenir avec un oeil reposé et le retravailler.
Encore une fois, je trouve l’intrigue vraiment ingénieuse mais y a un terrible manque de relecture derrière. Ce qui m’amène à dire que même niveau orthographe ce n’était pas suffisamment bien retravaillé non plus. Des fautes vraiment basiques telle que « en bon thermes », ça passe difficilement ou encore des nombreuses fautes d’accord sur les participes passés.

Il y a clairement du potentiel, mais peut-être en ayant fait abstraction de certains petits trucs dans le jet final j’aurais plus accroché. Y a vraiment trop de trucs, et trop de trucs pas suffisamment bien liés entre eux à mon goût. Le scenario a besoin d’être allégé, vraiment.

Je ne te dirai pas de l’oublier à tout prix si tu comptais te lancer dedans mais je te dirai de bien prendre ton temps, d’être ABSOLUMENT disponible mentalement. Après en avoir parlé avec d’autres lecteurs, en effet, tout le monde s’accorde à dire que c’est complexe MAIS si tu le lis en étant concentré c’est déjà beaucoup plus sympathique et fluide. Etant en examens, c’est clair que ce n’est pas le moment approprié pour une lecture qui demande tant de concentration et en plus si, comme moi, tu viens d’une période avec de très très bonnes lectures tu ne sauras peut-être pas apprécier celle-ci comme il est possible de le faire. En effet, en juillet j’ai eu un mois excellent niveau lecture, surtout dans mes découvertes Plume Blanche et j’en attendais sûrement un peu trop, j’étais pas prête à moins aimer un de leurs romans (et ça me fait trop de mal d’écrire ça huhu).

Review > Demain il sera trop tard

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Titre : Demain il sera trop tard

Auteur : Jean-Christophe Tixier

Editeur : Rageot

Date de parution : A paraître le 12 / 09 / 17

Lu en : Format numérique

Cotation : 17/20

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Virgil vit dans l’insouciance. Le Terme diagnostiqué à sa naissance fait de lui un 81 (il va vivre 81 ans). Mais un jour, une Brigade tente de l’arrêter. Il s’enfuit. Débute alors sa descente aux enfers.
Enna, elle, est Court Terme et vit dans le ghetto. Elle graffe sa révolte sur les murs des beaux quartiers. Quand son amie est tuée par un groupuscule proche du pouvoir, elle jure de la venger…
Traqué, Virgil rencontre une jeune geek, Lou, analyste de données, qui lutte clandestinement contre le système.
Lui, Enna, Lou et d’autres sont décidés à se battre contre cette société totalitaire qui les a condamnés et à vivre intensément chaque jour, chaque minute, chaque seconde, qui restent !

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La venue des Editions Rageot sur la plateforme NetGalley est une agréable surprise. Je ne les connaissais pas et c’est un tort au vu de la qualité de leurs ouvrages.
Je les remercie vivement pour leur confiance dans l’envoi de ce service presse que j’ai tout simplement a-do-ré.

Le roman détient une particularité vraiment intéressante qui fait toute son originalité.
A l’ère où notre vie est régie par les publicités et les logos, marques en tout genre dont on peut assurément prétendre qu’ils nous définissent presque, « Demain il sera trop tard » nous plonge dans un univers encore plus angoissant.

Toute vie se déroule selon « le Terme ». Le terme de vie qu’un test avant la naissance peut deviner et qui déterminera l’avenir de chacun. Evidemment, si tu es un Court Terme on va pas perdre de l’argent à t’offrir une parfaite éducation alors que tu vas crever à 12ans, franchement! Mais ça ne s’arrête pas là, les inventeurs du test ont la main mise sur absolument tout. Tout tourne autour du Terme, on vit à travers lui.
Du coup, on peut dire que ce livre ouvre gentiment à la réflexion, notamment sur les grandes firmes qui font la loi et qui sont peu transparentes sur leurs agissements. Par extension, aussi ces mêmes géantes entreprises qui réduisent au silence les plus petits qui veulent ouvrir les yeux du peuple. Ce sont des sujets bien actuels!

En plus de ce sujet essentiel, le livre aborde aussi une autre question : celle de la peur de la mort. Chaque personnage, du moins les Courts Termes, livre une véritable course contre la montre contre sa propre existence. Nous sommes confrontés à des questions telles que : « Voudrais-je, moi, connaître la date de ma mort? » – « Comment cela influencerait-il ma vie? » – « Voudrais-je me rebeller contre ce système? » (J’ai l’impression de réciter mon cours de philo avec ça, sans rire : « Comment Descartes démonte-t-il sa méthode pour la redéfinir ensuite? » – « Comment cela influence-t-il son siècle? ». Misère, faut que les examens se terminent.)

Evidemment, comme dans tout beau (hum) système, il y a des failles. Failles qui vont amorcer un mouvement de rébellion.
C’est là que ça devient d’autant plus intéressant.
L’auteur ne néglige aucun point de vue et ne se cantonne pas à un seul personnage. On peut à la fois suivre la révolte de l’intérieur, mais aussi avec ceux qui y sont opposés ou encore ceux qui s’en battent les cocotiers.
Malgré la multitude de personnages je trouve qu’on s’y retrouve plutôt bien. Ils sont assez bien détaillés au début que pour pouvoir s’y attacher un minimum et la fin délivre encore quelques informations pour parfaire leur construction.
J’ai cependant un point à relever : on m’explique comment tu tombes amoureux/euse tout juste après avoir rencontré la personne? Vive la crédibilité… M’enfin ce n’était qu’un truc parmi d’autres très positifs. Mais on connaît mon amour inconsidéré pour toute forme de romantisme hein.

L’écriture ne m’a pas transcendée mais elle n’était absolument pas mauvaise non plus. C’est du genre qui se laisse lire très facilement et qu’on apprécie sans pour autant lui trouver « le truc » qui fait la différence. L’auteur maîtrise très bien ses mots et son histoire et de toute façon, vu les particularités glissées tout au long du livre ça suffit largement à rendre le texte bien spécial.

Ce n’est pas un livre d’action à proprement parler, c’est plus subtil que ça.
L’auteur joue sur plusieurs plans en nous laissant nous demander quand les plans des uns vont venir heurter ceux des autres, comment tout ça va aboutir. C’est vraiment un réseau complexe que l’auteur gère vraiment bien. La rébellion se fait de manière plus insidieuse que les radicales émeutes armées (bien qu’il y en ait presque aussi). J’aurai bien aimé suivre de manière plus poussée le développement de la révolte, je trouve que c’est un rien trop brouillon tout de même.

Cependant, peut-être que ce sera d’autant plus exploité dans un deuxième tome. La fin laisse envisager la possibilité d’une suite. En fait, il vaudrait d’ailleurs mieux qu’il y en ait une, autrement je trouverais le final bâclé et qui laisse sur trop de scenarios potentiels. Ce n’est pas trop ce que j’aime, pas sur ce type de livre, en tout cas, qui je trouve doit avoir une vraie conclusion!

Honnêtement, c’est une lecture qui m’a marquée et qui, encore une fois, permet de faire fonctionner ses méninges concernant ce monde, notre monde au final.
Les personnages sont bien définis et englobent une panoplie de profils différents, chacun pourra donc trouver celui/celle qu’il apprécie et vivre l’aventure à travers lui/elle.
Je te conseille de te ruer dessus à sa sortie qui est le 12 septembre!

Review > La Mécanique du Chaos T1

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Titre de la Saga : La Mécanique du Chaos

Titre du Tome I : Le Grand Partage

Auteur : Tom Joad

Edition : Librinova

Date de parution : Décembre 2015

Lu en : Format numérique

Prix Amazon : Format numérique ; Gratuit

Cotation : 16/20

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« C’est parti, pensa Lana sans réfléchir. Ça va nous tomber dessus avec une puissance incroyable… Comme pour lui donner raison, un sifflement s’éleva du côté est. D’abord lointain, timide, semblable au chuintement d’une cocotte-minute. Et puis de plus en plus impérieux. Il devint vite assourdissant, terrifiant. Le ciel et la terre s’étaient mis à gémir, à hurler de concert. Et ça continuait de croître de façon exponentielle. Lana plaqua ses mains sur ses oreilles. Ses genoux s’entrechoquaient. Son cœur cognait douloureusement dans la poitrine. Elle vit dans le lointain les premiers grands pins qui tombaient les uns sur les autres comme des dominos. Elle avait déjà vu des tornades, mais ça c’était au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer. Le vent ne tournait pas, il fonçait en ligne droite comme un tsunami, et son souffle titanesque balayait tout sur son passage en une fraction de seconde… Seigneur ! Pensa Lana horrifiée. »

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Librinova ne cesse de me surprendre.
Je suis absolument ravie de les avoir découverts car après le premier tome des Ombres je suis, une fois de plus, convaincue par un de leur livre.

Avec une couverture époustouflante et un résumé qui promet une aventure riche en tension, je n’ai pas du tout été déçue.
Alors merci Librinova pour votre confiance pour ce deuxième service-presse via NetGalley.

La Mécanique du Chaos, c’est un livre qui torture l’esprit. Une délicieuse torture.
Ca faisait un long moment que je n’étais plus tombée sur une histoire qui arrive à maintenir mon attention à son comble.

Dès le départ, on est plongé dans un environnement où plane une atmosphère un peu.. douteuse.
On sent que quelque chose se trame mais on ne sait pas le comment ni le pourquoi.
Et tu sais quoi? L’auteur se joue de nous en nous laissant dans nos spéculations jusqu’à la toute fin du roman où nous avons enfin des débuts d’explication.
C’est là que je trouve que c’est du génie. Prendre le pari de faire mariner son lecteur jusqu’à la fin en terminant sur un cliffhanger, c’est risqué. Entre l’impatience, le potentiel manque de rebondissements entre le déclencheur et l’explication, l’ennui probable qui en découlerait, franchement faut bien tout calculer pour éviter ces désagréments! Mais ici, c’est maitrisé à la perfection.

Perfection

L’écriture y est pour beaucoup. Malgré son ton « young-adult » je n’ai jamais été blasée et tout coulait de manière fluide. Sans pour autant être prévisible, chaque événement se plaçait de manière logique et réfléchie. C’est donc un point fort de ce livre car en comprenant que l’auteur ne nous dévoilerait pas d’info avant un bout de temps j’avais la crainte de me retrouver avec un blabla insipide sans intérêt mais absolument pas! Le texte est extrêmement cohérent et rien n’est laissé au hasard de sorte que nul ne peut  s’ennuyer! En résumé, tu as donc le méga bouleversement de la mort, puis de l’intrigue à souhait, puis le gros cliffhanger! Perso, ça me met l’eau à la bouche!

Du coup tu te dis, « mais tu n’as que des points positifs pourquoi n’est-ce pas un coup de coeur alors? »
Pour la simple raison que j’ai malheureusement trouvé un gros manque de développement au niveau des personnages.
Je n’ai réussi à m’attacher à personne même si j’ai tout de même été intriguée par certains (je pense à Serena que j’ai du mal à cerner…).
Ils sont tous dépeints d’une manière trop grossière, parfois même à la limite du cliché. Ca ne m’a pas empêché d’adhérer à l’histoire mais c’est dommage d’avoir laissé cette partie essentielle de la construction d’un roman un peu en plan…

J’espère donc que ce point négatif sera amélioré dans le second tome et je suis curieuse de voir quelle sera l’évolution de l’histoire… Une chose est sûre, l’auteur fait tout pour capter l’attention de son lecteur et il y parvient sans mal! C’est donc une très bonne lecture. Les amoureux de scenario d’anticipation/catastrophe seront vraiment satisfaits, et puis à 0eur l’e-book j’ai envie de dire… GO!

Review > Autre Monde T1 L’alliance des Trois

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Titre de la Saga : Autre Monde

Titre du Tome I : L’alliance des Trois

Auteur : Maxime Chattam

Edition : Albin Michel

Date de parution : Novembre 2008

Lu en : Format papier broché

Prix Amazon : Format papier broché ; 20.90eur / Format papier poche ; 7.60eur / Format numérique ; 9.99eur

Cotation : 16/20

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Personne ne l’a vue venir.
La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, les palpent, à la recherche de leurs proies…
Quand Matt et Tobias se sont éveillés, la Terre n’était plus la même. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser.
Pour comprendre.
Pour survivre…
A cet Autre Monde.

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La Saga Autre Monde fait beaucoup de bruit pour le moment. Je l’ai vue apparaître à plusieurs reprises sur Bookstagram et dans les chroniques des blogs que je suis.

Je ne m’étais pas vraiment penchée sur l’engouement général qu’il générait mais on connait à présent ma petite bibliothèque de village qui propose à tout casser une nouveauté par an, du coup en fouillant dans les trucs un peu plus anciens j’ai vu qu’elle possédait la saga entière!
Alors ; Why not? Après tout, s’il revient en force ces temps-ci ça doit être pour une bonne raison et je voulais vérifier par moi-même!

Ce livre possède indéniablement un bon potentiel mais… j’ai tout de même eu quelques problèmes même si j’ai vraiment aimé la lecture.

Tout d’abord, l’histoire ressemble à s’y méprendre avec une autre saga que j’ai lue. Il s’agit de Gone par Michael Grant. Je n’ai pas la date exacte de sortie de Gone mais je sais qu’ils sont sortis tous les deux en 2008. Donc du coup pour le côté découverte d’une histoire originale on repassera…
Entre l’affaire des adultes qui disparaissent, les dégénérescences/mutations, les gosses qui se regroupent en communauté et un truc bizarre méchant mystérieux sur lequel on a pas trop d’infos… Voilà, j’ai eu un remake de Gone.

Yeah great

Mais attends!
Pars pas tout de suite…

Une fois passée la frustration d’avoir encore affaire à une énième histoire qui suit cette idée on en vient à apprécier les subtilités propres à Chattam.

Je n’ai jamais lu de ses livres avant celui-ci mais j’ai été doucement convaincue par sa plume. Il est très doué pour transmettre de la vie à son histoire. Je me sentais très proche des protagonistes et de l’environnement nouveau dans lequel ils évoluaient. Il dose très bien ses phrases, jouant très bien avec le suspense et les retournements de situations sans trop en faire non plus. Parfois, les auteurs ont tendance à vouloir enchaîner les rebondissements, ne laissant que très peu de répit à son lecteur qui, au final, en vient à se questionner sur ce qu’il vient de lire et son attachement à l’histoire. Des fois ce fonctionnement marche très bien mais souvent il laisse un goût de trop peu surtout concernant le développement de la complexité des personnages et du contexte.
Dans un livre comme l’Alliance des Trois, c’est plus que nécessaire de prendre un moment entre chaque situation pour faire le point et redéfinir tranquillement le décor sans non plus perdre son lecteur avec des explications à rallonge. Chattam maîtrise cela à la perfection et c’était donc un pur bonheur de faire défiler les pages!

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C’était littéralement moi pendant les 200 dernières pages.

Les personnages sont tous intéressants et surprenants dans leur évolution.
Ce livre est basé sur la théorie selon laquelle la Terre, semblable à un être vivant, se serait débarrassée des individus qu’elle aurait jugés problématiques… Donc, tu as compris : Les Hommes. Tous les problèmes environnementaux vont leurs revenir à la figure, voire pire encore. Les humains restants se rendent compte de ce que cela implique, que tout a changé et que la Terre a défini de nouveaux paramètres pour chaque être vivant. La plupart des humains comprennent vite qu’ils incarnent l’espoir d’une civilisation bah.. civilisée en fait, qui ne causerait pas de tort à sa planète ni à son prochain. Toutefois, cette prise de conscience s’accompagne de quelques problèmes. Tous ne sont pas arrivés aux mêmes conclusions et donc confronteront les gentils humains (les gentils, les méchants, ma chronique est définitivement complexe hein dis) à des sombres côtés de leur personnalité qu’ils espéraient avoir éteints… mais qui feront leur apparition quand la question de la survie sera de mise. Ca nous laisse penser que dans les prochains tomes ces questions existentielles seront d’autant plus développées : comment se débrouiller dans un monde hostile en gardant son humanité?

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L’histoire aborde des thématiques vues et revues, on est d’accord, mais le scénario reste vachement bien mené. Et puis un livre de plus pour dénoncer le poison que nous sommes pour notre Terre, ça fait pas de mal! L’écriture de Chattam y étant pour beaucoup, le rythme est toujours plaisant, on ne s’ennuie jamais! De même que, comme mentionné précédemment, certains revirements de situation sont plutôt sympas à découvrir. On pense à tort que l’auteur ne nous surprend pas, on s’attend à la moitié de ce qu’il développe mais ce n’est pas du tout ça, il nous trompe vraiment!

Pour ceux qui sont blasés du choix éternel des thèmes « mutants-plus de parents-tout seul les enfants-univers pas content », je ne vous dirai pas de passer votre chemin… Je pense au contraire que ce livre a quelque chose de plus à apporter à ces thématiques! Je poursuivrai la saga avec plaisir!

Review > Les Autres T1 Le Survivant

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Titre de la Saga: Les Autres

Titre du Tome I: Le Survivant

Auteur: Sandra Moyon

Edition: Plume Blanche

Date de parution: Septembre 2017

Lu en: Format numérique

Cotation: 18/20

new-piktochart_21743309_a93870265fad9f6df8276ecdfd291417432e1b35Parqués entre des murs et des clôtures, les Hommes survivent comme ils le peuvent. Arrivés en bas de la chaîne alimentaire, ils sont épargnés grâce à l’Accord : tous les trimestres, des fourgons d’êtres humains sont offerts aux Autres afin de les nourrir. Mais comment choisir qui doit vivre et qui doit mourir.
La règle est pourtant simple : seuls les délinquants sont envoyés de l’autre côté du mur, dans la Fosse.

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Il était une fois, les Editions Plume Blanche, qui eurent une idée merveilleuse… Un méga service-presse de la mort qui tue pour l’été 2017.
Pas une, pas deux, je participe!
Résultat, je repars avec « Les Autres » et un autre livre que je garde secret pour le moment (suspenseee… ou pas).

Je ne les remercierai jamais assez pour cet (ces) envoi(s).

Tout simplement car je suis tombée d’amour pour ce bouquin.

I just love that

Dans ce livre tout est délicieusement paradoxal.
Le rythme est lent mais prenant. L’écriture est simple mais recherchée. Les personnages sont parfois ignobles parfois terriblement attachants. Mais l’histoire… du début à la fin, tu sais que tu vas te retrouver avec un coup de coeur sur les bras!

Au départ, j’étais quelque peu méfiante…
Je ne voyais pas le lien avec le résumé et je m’attendais à un livre blabla plat et sans vie.

QUE NENI.

L’auteur s’amuse vraiment avec nous.
L’atmosphère est constamment inquiétante et s’en suivent des évènements qu’on attend, pour ainsi dire, jamais!
Soen, le personnage principal (auquel tu finiras très attaché, je te le jure) vit dans un monde qui n’a rien du notre. La société des humains n’existe encore que grâce à un Accord entre eux-mêmes et les Autres, puis surtout grâce à un Mur qui les sépare. Mais qui sont-ils, que veulent-ils et comment se passe la vie dans cette prison?

Durant toute l’histoire, on se demande exactement ce qu’il ressort de cette menace. Elle plane, sans cesse, au dessus de nos têtes, lecteurs comme protagonistes sans jamais être explicitée. De quoi nous rendre fous! On mentionne bien quelques fois la présence des Autres, d’une Fosse, du fait que la vie est impossible au-delà du Mur, que le danger est omniprésent la nuit après le couvre-feu. On en vient à se dire que ce n’est pas si important au final car il ne se passe rien!
ERREUR.
Quand tu ne t’y attends pas, les voilà qui débarquent et l’histoire prend une toute autre tournure.

Tu penses déjà que ce livre n’est pas fait pour toi s’il faut attendre aussi longtemps pour que ça déménage… Je te reprends tout de suite! Les toutes premières pages plantent un décor peu glorieux pour notre Soen. Son contexte familial est peu enviable (je t’assure, j’échangerai ma place pour rien au monde avec lui). Si ses plaintes peuvent en énerver certains, son histoire n’en est pas moins touchante. Il attire indéniablement la sympathie. Je m’énerve facilement face à des personnages qui passent leur temps à geindre mais ici, tu en apprends tellement des horreurs sur sa vie que tu le définiras comme quelqu’un de courageux, altruiste et loyal. Ses plaintes sont au final peu nombreuses, il fait surtout mention de son vécu mais apparaît au fil des pages un côté plus déterminé de sa personnalité! C’est un plaisir de vivre l’histoire à ses côtés.

En plus, l’auteur ne le ménage pas le héro! Il s’en prend vraiment plein la tronche durant tout le livre! L’histoire nous renvoie une véritable torture psychologique mais aussi des rebondissements inopinés, du coup le suspense est plus que présent! Quand tu commences à comprendre le fonctionnement de l’auteur, tu en viens à redouter chaque événement : tu te demandes comment ça va tourner, si la chance va lui sourire enfin à Soen ou s’il va continuer à ramasser, tu ne sais jamais à quoi t’attendre!

Le final m’a laissée bouche-bée. A la limite du gros cliffhanger qui te pousse à haïr l’auteur de toutes tes forces pour devoir attendre 2018 pour la suite. C’est là, là, que tu sais que tu viens de lire une perle. Un livre qui t’a maintenu en haleine durant plusieurs heures et dont tu n’as pas assez. Il n’y a pas assez de Soen, pas assez des Autres, pas assez de réponses, tout vient de commencer et tout s’arrête. C’est injuste. Pourquoi?? Je hais et j’adore qu’on me fasse ça.

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L’intrigue possède cependant des zones d’ombre. Néanmoins, j’en suis plutôt ravie. Nous avons peu d’informations précises sur la société et surtout les fameux Autres. Il y a une réappropriation certaine de plusieurs mythes fantastiques mais qui m’a l’air beaucoup plus complexe que cela. Il n’y a aucun doute que le second Tome répondra à toutes nos questions, c’est un peu ce que le final nous annonce! Ce premier livre sert vraiment d’introduction et nous avons ainsi l’occasion de nous familiariser avec Soen et nous y attacher pour mieux pouvoir vivre le gros bordel qui s’annonce ensuite!

Pour finir avec quelques mots sur la plume de l’auteur, je me contenterai de dire qu’elle est efficace, douce, presque poétique sans jamais virer dans le mélo-drame (ce qui serait presque prévisible vu le ton du livre). Sandra Moyon nous apprend à aimer un personnage vulnérable et original dont l’évolution plaît énormément.

Il vous faudra patienter jusqu’à la rentrée pour dévorer cette perle!

Review > Syberia

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Titre : Syberia

Auteur : Dana Skoll

Edition : Michel Lafont

Date de parution : Mars 2017

Lu en : Format papier broché

Prix Amazon : Format papier broché ; 16.95 eur / Format numérique ; 9.99 eur

Cotation : 15/20

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Kate Walker, jeune avocate américaine, est envoyée dans le petit village montagnard de Valadilène pour conclure le rachat d’une usine d’automates qui appartient à la famille Voralberg. Mais à son arrivée, elle découvre qu’un héritier potentiel, Hans Voralberg, a disparu en Europe de l’Est. Créateur d’automates de génie qui a passé sa vie à chercher les derniers mamouths vivant sur Terre, il s’est lancé dans sa quête jusqu’au nord de la Sibérie. Kate devra le retrouver pour mener à bien sa mission et sera confrontée à de nombreux personnages et lieux étranges qui remettront en question la vie qu’elle s’était construite.

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Lors de sa sortie, annoncée sur les réseaux sociaux par la maison d’édition, je dois dire que le livre ne m’avait pas spécialement interpellé.
Adaptation écrite d’un jeu vidéo, j’avais vraiment beaucoup d’à-priori et je ne me sentais pas de risquer l’aventure.

Et bien…
Heureusement que ma petite bibliothèque de village l’avait car je serai passée à côté d’une belle histoire….

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Le livre contient tout ce qu’il faut pour un bon rendu : de l’aventure, un décor de rêve (on connait à présent ma passion pour les villages isolés et la période hivernale), des personnages attachants et une fin super émouvante! Cependant, un petit couac m’empêche de le mettre dans mes top lectures 2017…

Premier sujet : L’aventuuuure. Après un départ relativement gentillet, on plante le décor tout ça tout ça, des personnages qui ne laissent à première vue pas une grand impression, l’histoire prend un tournant tout à fait différent lorsque commencent réellement les péripéties de Kate.
Arrivée à la première étape de son voyage, elle ne s’attend clairement pas à tout le bordel qui allait suivre.
Oui, en général quand tu pars de New-York pour aller en France, tu t’attends pas à te retrouver à traquer les mammouths au fin fond de la Russie à la fin…
Et c’est pour le plus grand plaisir des lecteurs.
L’héroïne ne se prend pas pour une méga bad-ass, ce qui ne lui ressemblerait pas, mais on assiste tout de même à une belle évolution de sa mentalité. D’une vie organisée, centrée autour de son travail, elle en vient à apprécier l’aventure et les situations inopinées. Elle est d’abord peu encline à sortir de sa routine mais lorsqu’elle comprend qu’elle n’a pas le choix et que tout cela va la mener à découvrir des parts d’elle-même qu’elle ne connaissait pas, elle change radicalement et n’hésite plus à faire confiance à son instinct et surtout.. son humanité.
Car après tout, tout ce qu’elle entreprend est par pure dévotion à un vieil homme qui n’a jamais réussi à réaliser son rêve… Un vieil homme malade, qu’elle connait à peine mais dont l’histoire la touche, et nous touche, au plus profond.
Cet homme, c’est le fameux Hans.
Il est extrêmement complexe, son passé est un livre à lui tout seul. Ca le rend authentique.
A de maintes reprises, nous doutons de la réussite de leur mission. Rien ne semble être en leur faveur. Entre le temps qu’il faut à Kate pour retrouver Hans, les malfrats qui entravent leur chemin jusqu’à leur destination finale, les complications qui retardent la mise à bien de leur entreprise principale menant à toujours plus de rebondissements.
Même si on en vient à prévoir les moments où apparaîtront ces problèmes, l’auteur n’en est pas moins surprenante dans la façon dont elle déroule les événements.

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Comme je le disais, c’était couru d’avance, un cadre hivernal, ça ne pouvait QUE me plaire. Et en effet, l’ambiance est presque magique. Chaque décor dégage une impression différente malgré l’omniprésence du froid.

S’il y a bien un personnage que j’ai adoré, c’est Oscar, l’automate créé par Hans qui a pour but de les mener à bonne destination. Kate décrit très bien ce qu’on ressent pour lui tout au long du livre : il n’est peut-être qu’une machine mais il possède d’indéniables qualités et sentiments propres à l’humain. Il était réellement touchant et m’a beaucoup surprise au fil des pages. C’est vraiment lui que je retiens de plus positif dans le livre.
L’évolution de Kate était très intéressante, mais j’ai un problème avec la façon dont l’auteur rendait ça. C’était un peu trop… simple. Une explication des pensées à la limite du trop basique et primaire qui dénaturait un peu la profondeur du personnage… Ce point est cependant contre-balancé par le développement du personnage de Hans qui était très très réussi. Mais bon, c’est quand même dans les bottes de Kate que nous vivons l’histoire, un peu plus de réalisme n’aurait pas été de trop.

Ce qui nous amène à l’écriture. De manière générale, le livre est vraiment facile à lire, les pages défilent et on veut toujours aller voir plus loin. L’auteur nous fait mariner jusqu’à la toute fin qui est spectaculaire et m’a même arraché une larme (comment ça j’suis sensible?). MAIS, l’écriture manque cruellement de complexité. En voulant rendre le texte léger, elle en a, malgré elle, développé le côté fade de la plume… On en revient donc inexorablement à la construction du personnage de Kate qui est trop neutre que pour être attractif pour le lecteur. Avec un peu plus de vie et de recherches dans ses formulations de phrases, Kate nous serait apparue bien plus sensible. Ici, les mots banals nous offrent une héroïne à la limite du quelconque.

Voilà donc le soucis du livre, une plume relativement plate…
Ayant, été directement touchée par Hans et tombée sous le charme du petit Oscar, je voulais poursuivre l’aventure jusqu’au bout. Et de toute évidence, celle-ci fonctionne et nous fait voyager, je ne regrette absolument pas d’être passée outre ce défaut. Si le rythme des rebondissements peu sembler décousu et sans queue ni tête à certains, il m’a personnellement permis de m’accrocher et d’oublier l’écriture presque médiocre. Est-ce un défaut de traduction ou réellement le rendu de l’auteur? Aucune idée…

Je garderai cependant un souvenir très agréable de cette lecture et je la recommande  à ceux qui souhaitent un bouquin simple mais efficace et ne sont pas trop regardant sur la complexité de l’écriture (ou plutôt absence de complexité…). L’aventure est réellement au rendez-vous et malgré tout, j’ai quand même réussi à être touchée par l’entreprise de Kate. Ecriture simpliste ou pas, le livre garde un bon potentiel quant au développement de l’intrigue!

Review > Volatilisés

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Titre: Volatilisés

Auteur: Liam Fost

Editions: Rebelle

Lu en: Format numérique

Parution originale : Mai 2017

Prix Fnac: Format broché ; 14.50eur / Format numérique ; 0.99eur

Cotation: 15/20

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À son réveil, Matthew s’aperçoit que quelque chose ne va pas. Il sort de chez lui et se rend compte qu’il est seul, que tout le monde a disparu. Tout lui paraît différent, ce Nouveau Monde semble être un patchwork de celui qu’il connaissait… Où se trouve-t-il réellement ? Pourquoi est-il là ? Les personnes qu’il va rencontrer pourront peut-être l’aider, mais seulement le voudront-elles ?
S’il souhaite s’en sortir, Matthew devra s’adapter à un nouvel univers, ainsi qu’à ses règles.

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Volatilisés est l’un de ces petits livres dont la plume tellement agréable, fluide te fait vraiment prendre du bon temps. Et pour ça, je remercie l’auteur de sa confiance pour ce partenariat et j’espère être aussi charmée par son autre service-presse pour « Cry for Help »!
Ca faisait longtemps que je n’avais plus lu quelque chose où l’auteur ne se cache derrière une plume qui ne lui ressemble pas. Ici, tout semble spontané, instinctif. Ca ne te donne pas l’impression d’être calculé et prévu à l’avance ce qui, à mon sens, ôte une bonne partie du charme de l’histoire. Cependant, quelque chose de trop impulsif pourrait vite tourner à la grosse confusion.
Pas pour cet auteur! Il maîtrise tout presqu’involontairement semble-t-il et pour ça respect!

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Cependant, un petit défaut finit par faire son apparition au fil des pages. Pas tant concernant son écriture en elle-même mais plutôt au rythme que cela confère à l’histoire. J’ai trouvé le tout un peu trop rapide. L’histoire débute sur les chapeaux de roues et ne s’arrête plus! C’est certes très prenant mais parfois le lecteur peut avoir besoin de plus de détails. Une histoire bien construite, avec une intrigue intéressante comme celle-ci peut se permettre de se laisser aller à quelques notes superficielles. Elles n’apportent pas énormément en plus à l’histoire mais elles sont juste là pour nous autoriser à reprendre notre souffle entre deux chapitres et ne pas avoir cette impression de « vite-fait-bien-fait » qui émane de certaines parties du livre.

Heureusement, l’intrigue est plutôt bien choisie. Ce n’est pas explosant d’originalité mais elle ne laisse pas indifférent. Mais là encore, je reste un peu sur ma faim car un rien plus exploitée : le livre aurait été davantage saisissant. L’auteur laisse bien planer le mystère jusqu’au 3/4 du livre, pour ça je l’en remercie, mais je reste persuadée qu’il manque un rien pour que vraiment on se dise « Ah bah ça alors, c’est du génie »!

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Parce qu’au final, sur l’intrigue principale, le pourquoi du comment, on en sait très peu! Et c’est dommage que l’auteur n’ait pas jouer cette carte plus longtemps. Je reproche un peu à l’histoire d’avoir conclu trop vite. Le mystère est révélé et pouf 10 pages plus loin on a en plus la solution à tous les problèmes! Ca manque un rien de complexité.

Voilà, la limite de cette lecture, elle manque de rigueur peut-être. Le scénario est intéressant, l’écriture efficace, en revanche point faible dans le développement.
Ce qui n’enlève en RIEN le plaisir qu’on peut trouver à le lire mais pour les grands frustrés comme moi, on apprécie d’être un peu plus malmenés que cela!
Il reste trop de zones d’ombres inexploitées surtout concernant le dénouement.

Pour les personnages, y en a pour tous les goûts! Un jeune homme proche de la trentaine et son homologue féminin, une fillette, une ado et j’en passe.
Tous sont introduits petit à petit, ce qui nous laisse vraiment le temps de nous familiariser avec eux et d’apprendre à les apprécier, ou pas!

Mais de manière générale, mon avis reste tout à fait positif! L’histoire est tout ce qu’il y a de plus sympa à lire, riche en rebondissements, terriblement agréable au niveau de la plume avec de très très bonnes idées. Juste warning pour les éternels insatisfaits : soyez conscients du léger manque de développement mais autrement ENJOY!