Review > Le monstrologue

INFOS GÉNÉRALES HALLOWEEN EDIT

Cover monstrologue

 

Titre du Tome I : Le Monstrologue
Auteur : Rick Yancey
Edition : Robert Laffont Collection R
Date de parution : Janvier 2017
Lu en : Format papier
Prix Amazon : Format numérique Kindle ; 12.99eur / Format papier broché ; 18.90eur
Cotation : 17/20

4e DE COUVERTURE HALLOWEEN EDIT

La peur est parfois notre seule amie.
« Voici les secrets que j’ai gardés. La confiance que je n’ai jamais trahie. Mais cela fait aujourd’hui plus de quatre-vingt-dix ans qu’est mort celui qui m’a accordé sa confiance, celui dont j’ai conservé les secrets. Celui qui m’a sauvé… et aussi condamné. »
Ainsi commence le journal de Will Henry, jeune apprenti auprès d’un docteur à la spécialité des plus inhabituelles : la chasse aux monstres. Au fil des années passées à ses côtés, Will s’est accoutumé aux visites nocturnes et aux missions périlleuses. Mais lorsqu’une nuit, un pilleur de tombes leur apporte une trouvaille particulièrement macabre, Will et son maître se retrouvent embarqués dans une vertigineuse descente au coeur de l’horreur…

MON AVIS HALLOWEEN EDIT

 

Hé bien on peut dire que j’ai trouvé le livre presque parfait pour Halloween!
Entre l’épouvante, la tendance presque gore à certains moments et une ambiance à couper le souffle ; Le Monstrologue est LA belle découverte de la saison!

Christina smile.gif

On retrouve cette atmosphère si délicieusement macabre.
(J’suis un peu Mercredi Addams à mes heures)
Cette atmosphère carrément… glauque. Mais qui jamais ne plonge dans le « too-much »!
J’ai carrément pris mon pied à découvrir un récit situé dans un tel cadre.
Les avis sont mitigés d’après ce que j’ai pu lire. Certains trouvent que ça fait vraiment trop peur mais personnellement j’ai trouvé cela bien mesuré. L’auteur nous plonge, certes, dans l’angoisse avec tout ce décor mais ça m’a pas non plus empêché de dormir la nuit (ni le jour d’ailleurs *loldesbarres*).
Après, comme toujours avec ce genre de livres c’est carrément subjectif en fonction de la sensibilité de chacun, j’en conviens.
Mais pour te faire une idée, il y a des descriptions assez sympas sur la manière originale qu’ont les organes de repeindre les murs lorsqu’un enfant se fait déchiqueter par un être humanoïde qui crève la dalle.
Un peu comme moi quand je vois des pumpcakes (oui oui, la recette arrive bientôt!)

If there's no food I'm going home

Plus sérieusement, si toutes descriptions concernant les entrailles en décomposition d’êtres vivants ont une nette tendance à te faire vomir alors c’est clair que tu ne vas pas passer un moment folichon avec ce livre.
Mais, c’est à mon sens, le seul point qui peut vraiment être délicat.
Autrement, il n’y a pas d’apparitions spectrales, de poltergeists en colère ou de possessions démoniaques (perso, c’est surtout ça qui me fait bien flipper!), juste des monstres qui ont fort faim. ET QUI PEUT LES BLÂMER, HEIN!?

Le livre met du temps à nous délivrer de l’action. En réalité, ça déménage vraiment à partir du dernier quart du bouquin.
MAIS.
L’histoire est tellement bien construite que c’est un régal d’en suivre l’évolution. De voir comment l’auteur va réussir à nous surprendre par son réalisme. On pourrait vraiment y croire, il y a même des éléments réels comme des extraits de textes par des vrais écrivains qui auraient eux-mêmes dépeints des créatures ressemblant à s’y méprendre avec celles qui sont mises en scène dans le bouquin.
Le prologue et l’épilogue jouent d’ailleurs sur cela, sur la probabilité de véracité de l’histoire et on peut aussi en venir à se poser cette question, nous, lecteurs.
Du début à la fin, j’ai trouvé le récit extrêmement cohérent, l’auteur ne laisse rien au hasard et maîtrise parfaitement sa plume.

Dernier point ; les personnages.
Ils étaient plus qu’atypiques, j’ai adoré ça!
Will Henry, le principal protagoniste par qui nous suivons ce récit, est un jeune garçon réfléchi et touchant.
Mais le Docteur.
Lui.
Je l’ai trouvé superbement détestable. Mais j’ai appris à aimer le détester.
C’est vraiment un personnage où on sent qu’il y a eu du travail pour construire son identité. Il est tellement curieux dans ses réactions, parfois presque sans-coeur. Un peu caricatural sur les bords aussi. Cependant, petit à petit, l’auteur en vient à nous expliquer son vécu et même si ça n’excuse pas ses comportements, je trouve que ça nous dépeint tellement bien les faiblesses de l’Homme et du coup j’éprouve de la pitié à l’égard de ce monstrologue.

Sheldon pity

En résumé, si la soupe aux boyaux c’est pas ton délire alors c’est pas pour toi!
Mais si tu en es friand ainsi qu’accro aux personnages particuliers et adorateur des écritures immersives alors fonce!

 

Publicités

Review > Dream House (VO)

INFOS GÉNÉRALES HALLOWEEN EDIT
dream-house-711175-264-432.jpg

 

Titre du livre : Dream House
Auteur : Marzia Bisognin
Edition : Keywords Press
Date de parution : Avril 2017
Lu en : Format papier
Prix Amazon : Format papier broché ; 11.67eur / Format papier relié ; 16.06eur/ Format numérique Kindle ; 8.82eur
Cotation : 15/20

 

 

4e DE COUVERTURE HALLOWEEN EDIT

(traduction personnelle)

Quand Amethyst tombe sur la maison de ses rêves, elle ne peut s’empêcher d’être émerveillée, même s’il se dégage de cet endroit quelque chose d’un peu… bizarre.
Cette maison est tout ce qu’elle a toujours voulu, alors quand les Blooms l’invitent à y passer la nuit pour éviter un gros orage, elle accepte instantanément.
Cependant, lorsqu’elle se réveille le lendemain matin, seule et incapable de se résoudre à partir, Amethyst se retrouve à faire face à des événements inattendus – comme Alfred, l’étrange jardinier ; Avery, le charmant mais mystérieux voisin ; et une petite fille qui ne cesse d’apparaître et de s’évaporer aussitôt.
Tandis qu’Amethyst recherche les Blooms et essaye de découvrir la vérité, sa connexion envers la maison ne fait que s’accroître.
Sera-t-elle capable de s’échapper de cette maison, ou est-ce que ses secrets l’y piégeront pour l’éternité?

MON AVIS HALLOWEEN EDIT

C’est l’adorable Heyjessical qui m’a donné envie de découvrir ce livre. Je ne connaissais pas son auteur, qui s’avère être Youtubeuse (alors que j’ai suivi un temps son petit ami Piewdiepie…).

Alors ouais, honnêtement, les livres écrits par des Youtubeurs, c’a tendance à me faire carrément fuir. J’ai l’impression que c’est devenu une mode d’écrire son bouquin et un moyen de plus pour faire parler de soi, voire de se faire de l’argent.

Est-ce que Marzia parvient à me faire changer d’opinion?

tumblr_mzg0tiGmBt1ra3xlqo1_500.gif

Hé bien.
Presque, oui.

En tous cas, elle ne me donne pas l’impression d’avoir écrit pour dire d’avoir écrit.
J’ai vraiment lu quelqu’un de passionné.
J’ai lu les mots d’une jeune auteure qui regorge d’imagination, qui prend du plaisir à raconter une histoire.
Mais qui s’emmêle un peu les pinceaux quand même…

Expliquons-nous.
L’histoire est un peu brouillonne, en réalité. L’auteur se perds dans des descriptions à rallonge qui sont à la fois pertinentes dans la mesure où elles aident vraiment à apporter une ambiance particulière mais aussi, malheureusement, alourdissent et ralentissent la lecture.
Les passages dits « creux » (où ils ne se passe pas grand chose) deviennent parfois un rien contraignants à lire. Prendre trois pages pour nous parler d’un repas, c’est vraiment histoire de remplir le bouquin…
D’un autre côté, ces passages contribuent, comme je l’ai mentionné, à soutenir l’atmosphère spéciale qui émane de cette lecture.
En effet, ces passages à vide maintiennent le suspense du lecteur en créant une pause entre tous ces évènements bizarres qui arrivent à l’héroïne.
Je pense qu’il manquait un rien pour que l’auteur parvienne à maîtriser et doser cela avec brio! Donc pour un premier essai, on peut dire que c’est tout de même pas mal!

Concernant le côté « creepy », c’était sympathique mais pas aussi haletant que je l’avais imaginé. J’imagine que c’est propre à la sensibilité de chacun! Certes, l’intrigue était bien menée mais parfois redondante et surtout, prévisible.
Si tu cherches un récit qui te fera frémir d’effroi, je ne te le recommande pas.
En revanche je le recommande pour l’aspect plus « sinistre ». Il ne fait pas peur à mon sens, mais l’ambiance reste macabre et c’est pas plus mal en fait! L’auteur excelle pour apporter sa touche de « lugubre ».
Mais en effet, le point faible du bouquin reste sa prévisibilité. L’histoire n’en est pas moins originale mais si tu penses tenir une théorie.. fort à parier que tu as bien deviné! Cela rejoint donc ce que j’écrivais plus haut, où avec un peu plus de technique l’auteur aurait réussi à vraiment nous faire douter.
En revanche, là où elle nous plonge dans l’incertitude c’est en laissant des tas d’événements sans explications. Tu comprends vaguement le pourquoi du comment mais tu n’es franchement pas sûr de toi. Je te rassure, le plus gros est bien dévoilé et de manière très correcte à la fin du roman mais y a certains petits trucs très mineurs mais qui restent non résolus
(ET MOI CA ME PERTURBE, OK?)
Crazy laugh.gif(oui je vais bien)

Sinon, honnêtement, le livre reste très sympa et rapide à lire.
L’anglais est plus qu’accessible et je pense pouvoir dire que le récit est abordable pour les jeunes ados.
Pour cette saison, tranquille, dans son lit, avec le chat sur les genoux, c’est plutôt une chouette découverte malgré des petits couacs. La chronique donne sûrement l’impression que je n’ai pas apprécié plus que ça (mais je suis enrhumée, j’ai les oreilles qui bourdonnent et je vois flou alors je vois que du négatif pas ma faute huhuh) mais ce n’est pas le cas. J’ai vraiment pris plaisir durant cette histoire, d’ailleurs elle m’a même un peu réconciliée avec la lecture en VO que j’avais mise de côté car dégoutée de mes lectures anglaises de l’unif de l’année passée.
Je retiens ce livre surtout pour son ambiance, la plume de Marzia qui est très douce et des personnages atypiques et attachants, me rappelant d’ailleurs un peu ceux de l’univers de Neil Gaiman.

Review > Les Ombres, les Observateurs

new-piktochart_21743309_9b4a720f18469d3911770e92f7dcb0ee42e6f04b

Titre de la Saga : Les Ombres

Titre du Tome I : Les Observateurs

Auteur: Eve Ruby Lenn

Editions : Librinova

Lu en: Format numérique

Date de parution originale : Mai 2017

Prix Amazon format broché : 16.50
Prix Amazon format numérique : 3.99

Cotation : 17/20

new-piktochart_21743309_a93870265fad9f6df8276ecdfd291417432e1b35

Le célèbre historien-enquêteur Wilson Grant se retrouve embarqué malgré lui, dans des circonstances mystérieuses, à Chester, ville du Cheshire, en Angleterre. Seul et perdu, il est accueilli par une singulière famille dont la demeure semble abriter de nombreux secrets.
Bientôt, des incidents surviennent et se multiplient. Les langues se délient, les découvertes se font jour quant aux mystérieux hôtes de la propriété des Ombres, tandis que resurgissent d’anciennes superstitions.
Wilson s’enlise dans une des plus obscures et intrigantes énigmes qui lui soit offerte. Face à d’incroyables révélations, il va devoir se plonger dans une enquête qui l’obligera à affronter les instincts humains les plus sombres…

new-piktochart_21743309_d1873dbbff27bf1128561bd9ea002430bd7a0e2c

First of all : Je remercie vraiment NetGalley et les Editions Librinova pour ce service-presse.

A la lecture du résumé, j’étais réellement emballée. Un soupçon d’horreur, des énigmes, des apparitions paranormales tout ça me donnait l’impression de cacher quelque chose de grandiose.

Et ce fut le cas.

Yes!

Tout d’abord, il FAUT que je vous parle de l’ambiance, l’atmosphère dans laquelle nous plonge le livre.
Tout se passe en Angleterre, dans les vertes campagnes, la nuit, la brume, la forêt…
Tu vois où je veux en venir?
Non?
Disons que je voue un culte à la campagne anglaise, je trouve qu’il s’en dégage un charme incroyable et j’ai toujours, en voyant des films à thème un peu obscur/fantastique, eu ce mystérieux ressenti vraiment propre à cette ambiance…
Un peu ce que tu ressentirais seul, dans la brume, du tonnerre au loin, un paysage presque marécageux puis au loin une maison perdue au milieu de nulle part, faiblement éclairée par une vieille lanterne. L’ambiance propre à la période d’Halloween aussi… Ce qui se dégage des films de Burton. Bref! Les deux seuls livres à m’avoir fait ressentir cela ont été Harry Potter (of course muggle) et la Saga de l’Epouvanteur.
Je n’avais jamais ressenti quelque chose de similaire avec d’autres livres.
Avant Les Ombres.
L’auteur possède un réel talent pour rendre vivant son décor. Ses mots transpirent l’ambiance magique et mystérieuse des campagnes d’Angleterre. Peut-être que certains trouveront cela cliché, en fait. Après tout, un manoir reculé, des rumeurs abracadabrantes, des silhouettes inquiétantes la nuit. Tout prédestinait l’histoire à être dans un tel décor. Mais je peux t’assurer que l’auteur ne donne absolument pas une impression de déjà-vu. Son écrit est tellement réussi que tu ne peux pas te sentir blasé.

Hogwarts.gif

En parlant de sa plume… J’avais quelques réserves en débutant ce livre. Souvent, face à des histoires situées dans des époques telles que le début du 20è siècle, je trouve que les auteurs prennent automatiquement un ton assez (trop) sophistiqué, soutenu. Au final, ça arrache tout le charme de la lecture en rendant le tout tellement lourd…
Mais au fil des pages, je fus agréablement surprise de constater que l’auteur maîtrisait parfaitement son texte et jamais ne le rendait agaçant.
L’écriture est légère, en étant recherchée, le parfait combo!

L’histoire n’est pas spécialement riche en gros rebondissements car c’est plus subtil que cela. Nous sommes plus plongés dans l’attente des révélations et pas dans l’aventure pure et simple.
Le livre est donc particulièrement riche en suspense et j’ai d’ailleurs trouvé qu’on avait des réponses un peu trop vite, j’aurais aimé que l’auteur nous fasse plus mariner que cela. Bien que, de cette façon elle ne perd pas son lecteur avec du blabla inutile pendant 1000 pages. C’est assez bien dosé au final mais voilà, j’aime le supplice de l’attente des découvertes de mystères…

Les personnages sont tous très attachants. Je regrette que la chienne Natsu n’ait pas été plus présente (dans la vie comme dans les livres quand je vois un chien c’est foutu), elle ne sert presqu’à rien mais bon, chieeeeen…
Le personnage principal, Wilson, est un vieux monsieur très attachant, son ouverture d’esprit m’a beaucoup plu ainsi que son rapport aux autres. Cependant, j’ai du mal à cerner si son intérêt pour les gens est véritablement sincère ou si c’est surtout une habitude du vieux chroniqueur/journaliste qu’il est…
Les deux frères du manoir isolé sont très intriguants et je remercie l’auteur de ne pas avoir cédé à la tentation de nous délivrer trop d’informations sur eux dès le départ car là, pour le coup, j’ai été servie on apprend presque tout durant les derniers chapitres! Elle réussit à faire planer le doute jusqu’au bout, c’est fabuleux!
A de maintes reprises j’ai hésité sur la confiance qu’on pouvait avoir en eux et j’avoue que je ne suis pas encore totalement convaincue, je reste persuadée qu’il y a un truc qu’on ne nous dit pas…

Suspicious

Le livre n’est vraiment pas effrayant donc ne t’attend pas à frémir de peur toutes les 10 pages.
L’ambiance joue bien sur notre ressenti mais ce n’est pas inquiétant outre mesure.
C’est un livre assez calme mais qui se lit incroyablement vite.

Je te conseille vivement de te plonger dedans!