Review > Phobos T1

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Cover Phobos 1

 

Titre de la Saga : Phobos
Titre du Tome I : Les éphémères
Auteur : Victor Dixen
Editions : Robert Laffont, Collection R

• Date de parution : Juin 2015
Lu en : Format numérique
Prix Amazon : Format numérique Kindle ; 12.99eur / Format papier broché : 17.90eur
Cotation : 17/20

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Six prétendantes d’un côté.
Six prétendants de l’autre.
Six minutes pour se rencontrer.
L’éternité pour s’aimer.
Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial.
Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées.
Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.
Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues.
Elle a signé pour la gloire.
Elle a signé pour l’amour.
Elle a signé pour un aller sans retour.
Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

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Phobos, c’est un peu la saga français young-adult incontournable.
Et comme d’habitude, je m’y prends 3 guerres en retard pour me lancer dedans.
Lorsque Azkabooks l’a proposé comme lot de concours, je me suis dis qu’il était temps que je m’y essaie et que je participe. Par chance, j’ai remporté ledit concours!

La principale chose qui m’avait freinée pour oser m’aventurer dans cette saga, et bien… c’est son résumé.
Résumé qui a l’air de mettre en lumière beaucoup beaucoup de blabla romance.
TOUT CE QUE JE N’AIME PAS.
Mais beaucoup de copines blogueuses/intagrameuses m’ont soulagée en me prévenant que ce n’était pas si dramatique que ça et que ce n’est pas entièrement tourné autour des rencontres entre les prétendants malgré ce que la 4è de couverture annonce.
Mmmh, oui… et non.
En effet, l’aspect romancé n’est pas du tout un fardeau car plutôt bien réparti tout le long du livre. Cependant, faut quand même avouer que niveau niaiserie on bat parfois des records! Bon après, j’ai pris ça avec second degré. Mais sans rires, durant les speed-dating, j’ai failli m’étrangler plusieurs fois face aux répliques de drague lamentables tout droit sorties du « Draguer dans l’espace pour les nuls ». J’ai imaginé que c’était du sarcasme et du foutage de gueule à chaque fois et qu’en vrai tout le monde se crache dessus, ça rendait le tout plus drôle (niark niark).

Cat evil laughter

Sinon, de fait, l’histoire est plus complexe qu’une simple retransmission de speed-dating en direct. Phobos, à l’image de Hunger Games, dépeint une réalité des plus tristes : faire de tout et n’importe quoi un show TV. A notre époque où regarder d’autres personnes vivre dans une maison en direct, regarder des personnes qui regardent eux-même la télé et ainsi multiplier les télé-réalités plus navrantes les unes que les autres, Phobos pousse le bouchon encore plus loin et frôle les limites du dérangeant.
L’émission Génésis est tout droit sortie de l’imagination d’actionnaires. Actionnaires qui ont racheté la NASA et en ont fait quelque chose de.. différent? Tout miser sur Mars et pour renflouer les caisses organiser une méga télé-réalité de l’espace en envoyant des jeunes aux histoires tordues et mystérieuses tomber amoureux à quelques années lumières d’ici. Jusqu’où va-t-on aller pour se faire de l’argent? Mais surtout qu’est-ce que l’Homme est prêt à faire pour ça?
Evidemment, il y a des failles dans leur merveilleux plan de colonisation de la Planète Rouge. Failles qui coûteront probablement la vie des prétendants. Est-ce que cela pose un problème moral à l’Homme? Rien n’est moins sûr.

Dès lors, on apprend à aimer détester les organisateurs de ce programme. Oui, car on n’a qu’une seule envie, que tout soit révélé au grand jour. Alors on patiente, gentiment, on subit les atrocités de ces gens.. attendant que la roue tourne.
S’il y a bien un personnage qui joue son rôle à la perfection, c’est Serena qui est un peu l’organisatrice principale, elle est d’une perfidie sans pareil. Je me réjouis vraiment de voir comment ça va évoluer pour elle.
(MEUUUUUURS)
(oups)
Autrement, les prétendants sont tous attachants. Nous n’avons pas beaucoup de matière à exploiter concernant les garçons, sauf ce que les brefs entretiens peuvent nous dévoiler. Mais concernant les filles, il y a de quoi faire. La psychologie de Liz m’a interpellée, je sens vraiment que quelque chose cloche chez elle, je pense savoir quoi mais je n’ose pas m’avancer. Safia, la plus jeune, m’a vraiment énormément plu. Bien évidemment, Léonor, notre héroïne n’exempte pas à la règle, elle est extrêmement intrigante. Ses réactions parfois surprenantes font d’elle une personnalité quelque peu « instable » d’un côté, mais terriblement droite quand il le faut.

Les auteurs adoooorent nous faire ça, of course, Phobos 1 ne déroge pas à la tradition : finir sur un GRBLMNOPQ de cliffhanger.
Moi qui étais mitigée lorsque j’ai commencé ce récit, me voilà, à mon tour, envoûtée par l’univers que nous propose Victor Dixen. Son écriture est d’ailleurs très reposante, il prend son temps, on prend du plaisir à le lire!
Je recommande ce premier Tome aux rares, je pense, qui n’y ont pas encore cédé. Le virus Phobos est très contagieux!

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Review > Un nouveau monde T1 L’unification

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Titre de la Saga : Un nouveau monde
Titre du Tome I : L’unification
• Auteur : Tessa Nauvel
• Editions : Auto-édité
• Date de parution : Mai 2016
• Lu en : Format numérique
Prix Amazon : Format numérique Kindle ; 3.99eur / Format papier broché ; 14.50eur
Cotation : 13/20

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Dans un futur où les hommes ne sont plus les seuls habitants sur Terre, leur nombre réduit à peau de chagrin et regroupés dans un périmètre continental par une forme de vie extraterrestre plus avancé, Amélia, une jeune fille de 16 ans et demi aspire à une vie meilleure et plus de liberté. Comme beaucoup d’autres Natifs, indigènes légitimes de la planète bleue, elle s’est inscrite au Programme d’Unification pour incorporer la communauté des Extras. Elle ne soupçonne alors pas que c’est toute sa vie qui changera en rencontrant l’un d’entre eux, Arone Karmik, un Alien qui ne lui cache pas son aversion pour les êtres humains. Déterminée à tenir bon malgré le comportement méprisant de cet être à la beauté aussi implacable que son esprit hostile, elle ne se doute pas un instant que le but de ce programme est bien plus important qu’il n’y paraît.

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La Saga Illuminae m’avait tellement plu que je voulais m’essayer un peu plus au genre de la science-fiction.
Ce n’est pas un genre qui me rebutait, loin de là, mais j’avais pu de lectures du style dans mon palmarès et je n’osais pas trop me lancer.
Du coup, lorsque j’ai vu que Tessa Nauvel proposait ce livre en service-presse, je me suis empressée de lui envoyer un message.
Je la remercie donc pour sa confiance!

Mais…
Est-ce que ce livre m’a réussi?

C’est très dur à déterminer et j’ai du mal à mettre les mots sur ce que ce livre m’a fait vivre comme émotion.

Essayons de nous expliquer…

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On va commencer avec la presqu’unique chose qui m’a posé problème.
Tout simplement… La nature de la relation entre Arone et Amélia.
Le résumé laisse largement prévoir une romance et l’auteur m’avait en effet confirmé ce point.
Mais je ne m’attendais clairement pas à ce que la romance prenne le dessus sur TOUTE l’histoire. J’imaginais une science fiction teintée d’amour et d’érotisme mais pas QUE ça.
J’aurai pu m’y habituer sans problèmes car le contexte s’y prêtait bien mais je n’ai pas pu à cause de leurs caractères et surtout de leurs réactions, aussi involontaires soient-elles.
J’ai trouvé leur relation terriblement toxique en réalité.
Durant les neuf dixième du roman, nous n’avons que le point de vue d’Amélia. Amélia qui est une jeune femme qui manque cruellement de confiance en elle, du coup j’ai pu aisément m’identifier à elle, mais là où ça devient dérangeant c’est lors de ses états d’âme concernant Arone. Dans le sens où on voit qu’elle perçoit le risque d’une relation avec Arone qui est beaucoup trop instable mais est totalement contradictoire dans ses faits et gestes. Arone, lui, est purement et simplement détestable, manipulateur, narcissique et tous les synonymes que tu peux trouver. Du coup, le cocktail des deux est, à mon sens, plutôt malsain. Arone donne, durant la majeure partie du roman, l’impression de vouloir simplement l’humilier tout en étant tiraillé par une forte attirance à son égard. Attirance partagée évidemment.
La fin du roman nous délivre cependant les pensées d’Arone mais cela ne m’a pas aidé à avoir plus de compassion à son égard. Ils sont trop, tous les deux, dans un fonctionnement exclusif et obsessionnel que je trouve vraiment dangereux. Pour avoir vécu ce type de relation, ce n’est vraiment pas quelque chose que j’arrive à occulter dans un roman surtout si cela prend 700pages. Du coup, c’est purement personnel mais bon, je dois le relever pour pouvoir expliquer mon point de vue.

Bon allez, on va repartir sur des notes plus joyeuses!
L’atout majeur de ce livre et la raison pour laquelle j’ai pu aller jusqu’au bout, c’est très certainement la douce plume de l’auteur. Elle est extrêmement poétique, c’était un régal à lire. Pour le coup, les passages érotiques n’ont absolument pas semblé vulgaires malgré un vocabulaire parfois cru et osé. Malgré les longueurs, c’était un plaisir de découvrir ses tournures de phrases.
De plus, son univers est plutôt très bien construit. La Terre telle que nous la connaissons n’existe plus, tout ou presque est changé. Elle nous familiarise tout le long du roman à ces transformations et rend ce monde très vivant. C’est pour cela que je disais au début de la chronique que le contexte se prêtait vraiment bien à ce que je poursuive la lecture! J’aurais, toutefois, apprécié qu’on nous amène encore un peu plus concernant cet univers. Au début du livre, on nous parle de rebelles qui sont contre le système mis en place par les Extras, je m’attendais donc à les voir débarquer au bout d’un moment… malheureusement non. De même que j’aurai vraiment aimé avoir plus de consistance au niveau du déroulement de la formation d’Amélia. C’est très axé au niveau relationnel, l’intégration parmi des étrangers, la tolérance ; ce qui est très appréciable, évidemment! Mais bon, je ne peux m’empêcher de penser à Divergente, dont le premier Tome parle de la formation de l’héroïne parmi les Audacieux, l’aspect technique de son apprentissage y était bien expliqué et je trouvais que ça aurait pu avoir sa place dans ce livre aussi pour apporter un second souffle entre deux épisodes Arone-Amélia!

Ce livre contient tout de même un message fort : tolérance, paix et amour. Sans rires, le prologue du livre est plein de bon sens. Nous avons droit aux explications de la grand-mère d’Amélia sur le pourquoi du comment de l’arrivée de ces Extras sur Terre. Explications terriblement sages et avisées, abordant notamment l’aspect de « l’Homme maître de la destruction ». L’Homme a tendance à voir le mal partout, chercher la confrontation et est surtout dans une quête éternelle de pouvoir. L’Homme est le fléau de l’Homme.

En résumé, ce livre est, à mon sens, destiné à un public qui saura avoir un oeil critique tout en sachant ne pas trop s’impliquer émotionnellement (ce qui n’a pas été mon cas). En y réfléchissant, je connais très peu de livres où les relations sont exemplaires et absolument saines. Mais ici, la longueur du roman et le fait que ce soit presqu’exclusivement tourné sur ça, c’était de trop pour moi. Ce qui m’embête profondément car l’écriture est au top et l’environnement fichtrement bien construit… Ce livre regorge aussi de messages profonds, parfois dissimulés et pour ça, chapeau!

Review > Tous nos jours parfaits

 

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Titre : Tous nos jours parfaits

Auteur : Jennifer Niven

Edition : Gallimard Jeunesse

Prix Amazon : 17.50eur en format broché

Cotation : 16/20

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L’histoire d’amour de Violet qui réapprend à vivre avec Finch qui veut mourir.

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Me voici, à la fin de ce livre…

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« Tous nos jours parfaits », c’est le livre que je ne m’attendais pas à apprécier.

Je pense que tu commences à me connaître, moi et la romance ça fait genre… Beurk quoi.
Mais la gifle. LA GIFLE guys.

Violet est une ado qui va bientôt rentrer à l’université et qui a perdu sa soeur dans un accident de voiture, duquel elle-même a survécu. Tu t’en doutes bien c’est pas vraiment facile de vivre avec ça. Toute la culpabilité du « Pourquoi est-ce que je vis et pas elle? » la pèse au quotidien, si bien qu’elle se retrouve perchée sur le toit de son lycée prête à sauter… Mais là se trouve Finch, le « taré » comme l’appellent les autres lycéens (gosse à problème, légèrement à côté de la plaque, je-m’en-foutiste complet). Finch lui sauve la vie.
Pour sauver aussi les apparences et vu que la réputation de Finch n’est plus à un ça près d’être dégradée, il laisse croire que c’est l’inverse qui s’est produit et que c’est Violet la sauveuse du grand détraqué qu’il est.
A partir de là, une amitié plutôt bizarre nait entre eux.
Amitié, tu l’as deviné, deviendra plus que ça bien évidemment.
Pour tout t’avouer, j’ai eu du mal avec beaucoup de parties du livre, comme à mon habitude le blabla racontage de vie me plaît toujours moyennement (c’est d’ailleurs pour ça que je lis rarement de livres contemporain mais bon j’essaie d’élargir mes horizons).
Mais à un moment tout dérape.
Et c’est à ce moment précis que tu te prends la fameuse gifle.
La gifle qui te fait remettre en question toute ta lecture et tu te rends compte que l’auteur a construit son roman d’une manière tellement intelligente. Tout est écrit au bon moment, au bon endroit pour que la bombe explose.
Ce livre ne peut avoir qu’une fin et l’auteur nous met au supplice en acceptant cette fin atroce. Cette fin qu’on ne veut tolérer. Mais à y réfléchir, c’est comme ça que ça doit être, il n’y avait nulle autre possibilité. Cela nous pendait au nez depuis le départ et l’auteur en a très bien joué.

C’est très compliqué de mettre des mots sur ce livre car il faut réellement prendre la peine de le découvrir et ressentir chaque chose qu’il dégage.

Le seul problème que j’ai eu, et je vais faire ma rabat-joie un instant (mais attennnnds), c’est qu’encore une fois on entretient l’idée d’un pseudo-sauveur d’âme en détresse.
La jeune Violet va indéniablement pas bien (sans rire) mais on encore obligé de se farcir le stéréotype de l’amour qui guérit toutes les blessures et le prince charmant qui redonne la joie de vivre quand on veut mourir. Et vice-versa pour Finch. GRRR.
Or! C’est là que la magie de l’auteur opère, notre chère Jennifer Niven finit par nous prouver que NON mesdames et messieurs, ce n’est pas à l’autre de sauver qui que ce soit dans une relation. Que homme/femme/pingouin/iguane ce n’est pas notre rôle de sauver notre prétendu.e âme soeur. Seul.e lui/elle-même est en mesure de s’en sortir.
Une bonne fois pour toute, ce n’est le job de personne de secourir quelqu’un de « ses démons », ça se soldera pratiquement toujours par un échec.
Et ça, c’était la première fois qu’un auteur rendait justice à cette réalité. Merci.

 L’auteur aborde un sujet sensible (voir même plusieurs sujets) mais sans jamais plonger dans le mélo-drame ou alors avec cette pointe d’ironie et de sarcasme (Coucou Finch).
C’est un livre dont j’ai énormément entendu parler auprès de mes connaissances anglophones mais qui m’a l’air peu connu chez les francophones? C’est bien dommage…

Review > Saga Promise

 

 

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Titre Tome I: Promise
Titre Tome II: Insoumise
Titre Tome III: Conquise

Auteur: Ally Condie

Edition: Gallimard Jeunesse

Prix Amazon: 57.70eur pour la trilogie complète brochée

Cotation Tome I: 15/20
Cotation Tome II: 14/20
Cotation Tome III: 16/20

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TOME I

Dans la Société,
Les Officiels décident,
Qui vous aimez.
Où vous travaillez.
Quand vous mourrez.

TOME II

Hors de la Société,
les règles sont différentes.
Chercher la vérité.
Reconnaître l’amour.
Découvrir la liberté.
Une rébellion est en marche…

TOME III

La vie
L’amour
Seront-ils possibles
si la Société disparaît?

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Aujourd’hui je te parle d’une saga pas toute nouvelle nouvelle, il s’agit de la trilogie Promise d’Ally Condie.
Je possédais le Tome I depuis deeeeees années (depuis sa sortie en 2011 si je me trompe pas) mais je l’avais jamais lu…

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DU COUP
Je répare mes erreurs et j’attaque la saga entière en ces beaux jours de printemps sortant de ma joyeuse grippe/rhino-pharyngite/laryngite/trachéite/conjonctivite (tant qu’à être malade vaut mieux pas faire les choses à moitié, n’est-ce pas!)

Atchoum
Et ma foi ce n’était pas une désagréable surprise!
Pas de la grande littérature non plus mais une histoire plutôt bien ficelée qui prend une tournure intéressante au fil des Tomes.

Je m’explique.

Dans le premier Tome, nous sommes au sein de la Société avec Cassia qui vient tout juste de vivre son Banquet de couplage (un truc trop cool *LOL* qui t’associe à ta future âme soeur sur base d’un test qui fait ressortir ta personnalité afin de garantir le meilleur mariage et les meilleures progénitures. Paye ton mariage forcé.).
Bref, notre Cassia se retrouve couplée par hasard avec son meilleur ami, OMG fantastique

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Mais petit soucis, lorsqu’elle regarde à nouveau la carte informatique qui affiche le visage de Xander, ledit BFF, un autre visage sauvage apparaît… Etrange… Et ce visage elle le connaît en plus, il s’agit d’un de leurs voisins, un certain mystérieux Ky…

Tu sens venir le cliché?

Bah oui… Le bon vieux triangle amoureux fait son apparition, et on s’le paie tout le premier Tome!

Mais c’est la que la magie d’Ally Condie fait effet car… c’est pas (trop) chiant. Et franchement c’est BEAUCOUP dire vu le niveau de tolérance que j’ai à l’égard de toute forme de romantisme et de niaiserie. Du coup le premier tome se laisse carrément bien lire et surtout tu sens que le reste prévoit du lourd!

Et en effet, le second Tome n’apporte presque plus de blabla ennuyeux amoureux, place à la mise en place de rébellion, encore plus accentuée lors du dernier Tome qui est, à mon sens, le meilleur!

Le dernier tome est très intéressant dans la mesure où c’est la première fois que je lis une dystopie qui se rebelle d’une façon autre que par les armes. Là, l’arme, c’est une maladie et franchement ça offre un développement d’histoire beaucoup plus clair et sensé que quand c’est plongé dans des batailles sans queues ni têtes à la Hunger Games (sans rires qui a approuvé le dernier Tome?)

Un point fort de la saga est son chargement en poésie. Tout du long il y a des allusions à l’importance de la force des mots, la nécessité de pouvoir s’exprimer (à travers la poésie dans leurs cas). Je trouvais important de le relever. Ca ne devient à aucun moment pesant dans la lecture ou redondant, c’est toujours une sorte de bouffée d’air frais.

A partir du deuxième Tome, on a droit au point de vue alterné de Cassia et Ky. J’avoue avoir moins apprécié ce principe. Au départ, quand Ky et Cassia étaient séparés, c’était intéressant car on pouvait, de toute évidence, suivre leur évolution mais une fois réunis je n’en voyais plus l’utilité… Souvent il y avait des répétitions, ce que Cassia disait et bien le chapitre suivant on le lisait du point de vue de Ky, ok bon c’est sympa pour les moments clés de l’histoire mais quand tu parles d’un nuage qui passe devant le soleil ça va 5minutes quoi. Le troisième Tome procède de la même manière mais en ajoutant même Xander dans les points de vue et ça, j’ai bien aimé. J’avais fort peur d’avoir droit à des éternels états d’âme d’amoureux en perdition, déchiré que Cassia ait choisi Ky plutôt que lui, mais non! Xander est un peu le boss de la rébellion qui cherche le remède, soigne les malades tout ça et j’ai adoré suivre le côté scientifique du Soulèvement!

Je suis bien consciente que ces livres sont sortis il y a trois siècles mais si jamais certains se tâtaient à les essayer n’hésitez pas ils se laissent lire et vous passerez un chouette moment de lecture sans prise de tête!

Review > Saga The Book of Ivy

 

infos-generales

Titre Tome 1 : The Book of Ivy
Titre Tome 2 : The Revolution of Ivy

Série : The Book of Ivy

Auteur : Amy Engel

Éditeur : Lumen

Pages Tome 1 : 345
Pages Tome 2 : 326

Prix Amazon : 15eur chacun

Cotation Tome 1 : 6/20
Cotation Tome 2 : 8/20

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Tome I

Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule mission : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Je me prépare pour ce moment depuis toujours. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes, car les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…

Tome II

J’ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L’homme que j’aime.
Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d’attendre que la faim et la soif aient raison de moi. Ou bien qu’une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant… Mais je refuse d’abandonner. J’en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d’agir, enfin.
Bishop me l’avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà de la barrière, c’est encore pire. L’hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l’eau, des vivres, un abri. D’autres condamnés avec lesquels m’allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d’avant, me venger de ceux qui m’ont trahie… ou mener, purement et simplement, la révolution?
Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.

mon-avis

Bon..

Y a clairement un soucis avec cette saga…

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Ca me fait de la peine de ne pas avoir réussi à l’apprécier, franchement j’ai essayé mais y a définitivement un problème…

Commençons avec la mise en situation. Notre personnage principale, Ivy Westfall a donc une mission pour laquelle son père et sa soeur la bassine depuis un moment : tuer le fils du président.
Comme dans toute dystopie y a des petits soucis niveau gouvernement (Non sans déc?) et papa Westfall n’aime pas du tout papa Lattimer, le président, donc grosse grosse tension entre les deux. Quoi de mieux pour laver son linge sale que d’envoyer sa fille tuer le fils dudit monsieur qui est embêtant?

Donc déjà on est face à un père qui possède autant de courage qu’un chat face à un démon concombre

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(oui j’ai pas trouvé d’autre comparaison, me demande pas pourquoi j’ai ça en tête)

Mais au delà du fait que le père ait un sacré problème de lâcheté, Ivy ne se dirait pas  à un moment : « Tiens, mais qu’est-ce que j’ai à foutre là-dedans moi? ». Noooon. Ce serait pas comique. Papa Westfall fait bien son job en conditionnant sa fille à haïr la famille Lattimer ce qui donne l’impression à notre héroïne que la décision de son paternel est légitime. Bien évidemment ce n’est pas totalement sans fondement :  Leur société est basée sur le mariage forcé. C’a de quoi en énerver plus d’un, j’en conviens.

Mais voilà que le bas blesse encore une fois. Un sujet aussi IMPORTANT que le mariage forcé DOIT être développé mais non rien, que dalle.

Résumé de la moral du livre : Mariage forcé = pas bien
(On l’aurait pas deviné tout seul)

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That revelation

Un autre sujet capital à être abordé est celui des violences conjugales.
Pardonnez-moi mais j’ai ri à plusieurs reprises.
Nous sommes donc face à une jeune fille qui s’estime incroyablement chanceuse d’avoir un mari (donc Bishop, le fils du président hein si t’as suivi) qui ne la force pas à avoir des rapports sexuels.
Je…
D’accord…
C’est un peu comme ça que ça doit être, tu veux pas tu fais pas, c’est pas une question de chance c’est juste une question de bon sens.
Ceci nous amène donc à la problématique suivante: Quid des autres couples?
La violence physique, le « devoir conjugal » sont la routine des femmes de ce livre
D’accord mais alors il faut peut-être insister sur le fait que c’est pas normal, mettre un semblant de bataille contre cela, non?
Et bien…
NON.
Encore une fois, on retiendra juste grossièrement que ah bah battre sa femme bah oui c’est pas bien.

Cela montre typiquement ce qu’il se passe pendant les 5/6è du livre.
C’est à dire rien

to do list nothing

Les personnages sont passifs, les actions inexistantes, le temps passe, le lecteur trépasse.

Parlons-en donc des personnages!

Ah Ivy… Si tu peux avoir une héroïne qui est à la fois : niaise, dans l’incompréhension, influençable, manipulable, incapable de réfléchir par elle-même, naïve à un point mais INIMAGINABLE et bien tu es sûr que cette héroïne est Ivy Westfall. A aucun moment j’ai réussi à l’apprécier, j’avais envie de lui faire manger du sable toutes les 5 pages (peace and love guys). Elle se fait manipuler par sa famille qui se fout mais OUVERTEMENT d’elle (mais carrément ils lui avouent devant elle qu’ils s’en balancent les cocotiers de sa vie et qui en plus lui mentent depuis des années) et elle cherche encore a entrer dans leur faveur, preuve du manque total de cohérence de ce personnage. MAIS COURS POUR TA VIE ET ARRETE TON CINEMA BON SANG. Le SEUL point positif c’est qu’elle devient un tantinet plus mature dans le Tome 2 mais vraiment un chouilla (et c’est ce qui a fait remonter un rien ma note, j’essaie de pas être trop un monstre quand même)

Ensuite il y a Bishop, Bishop tu pourrais l’épouser. Il est parfait. C’est la caricature de la perfection. Tellement parfait que toute la romance qui découle de leur mariage forcé était prévisible à mille kilomètres tellement c’est un gentleman. Voilà y a rien à dire sur lui tout simplement parce que il n’a pas de caractère, pas de définition, il est lisse sans empreintes particulières. Mais au moins pour le coup il a de chouettes valeurs (bah oui, j’ai dit qu’il était parfait?).

Le deuxième tome, en plus du rien de gain en maturité d’Ivy est aussi un peu plus rythmé (pas de quoi secouer un mort mais comparé au premier c’est un miracle) mais c’est pas suffisant pour que cette saga réussisse à dépasser une cotation de plus de la moitié.

L’entièreté des deux romans est terriblement long, on s’ennuie vraiment. Autant, raconter la vie de deux personnages que tout destinait à ce qu’ils se détestent ça pourrait être marrant sauf que même les personnages sont pas intéressants alors bon…

Ce qui a à retenir c’est un manque TOTAL d’exploitation des thèmes abordés et c’est vraiment dommage parce que mince quoi ça partait d’une bonne intention de l’auteur.
Une définition pâle voire inexistante des personnages. (Autant de profondeur qu’une toile blanche sur un mur blanc)
Et l’absence totale de cohérence chez notre héroïne aboutissant à une intrigue juste…

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Je vais probablement m’attirer les foudres de mes amis lecteurs car je sais que ce livre a été chroniqué très positivement mais voilà peu importe mon avis sur un livre je le poste quand même, j’ai pris le choix de chroniquer CHAQUE lecture que je fais qu’elle soit bien ou pas à mon goût (sauf les suites de saga, je me répète pour certains qui le savent peut être mais je chronique soit le premier tome d’une saga soit la saga entière, de même que je ne fais pas mes lectures universitaires parce qu’elles me prennent suffisamment la tête pendant toute l’année!).

Review > FRISSON 1

 

infos-generales

Titre : Frisson

Série : Les Loups de Mercy Falls

Auteur : Maggie Stiefvater

Edition : Black Moon

Pages : 477

Prix Amazon : 7.90eur en format poche

Cotation : 2.5/5

la-4e-de-couverture

Grace vit dans une petite ville américaine, aux abords d’une forêt.Son enfance a été marquée par l’irruption d’une meute de loups qui l’a attaquée. L’un des animaux l’a sauvée et depuis, un lien étrange s’est établi entre la jeune fille et ce loup. Ombre à la fois protectrice et inquiétante, il rôde autour de la maison isolée. La mort brutale d’un élève du lycée de Grace déclenche une réaction violente : la ville entière crie au loup,  et lance des chasseurs à travers la forêt. Tous les animaux ne parviennent pas à échapper aux balles… le loup de Grace est touché. Quelques heures plus tard, Grace retrouve sur le pas de sa porte un jeune homme, blessé, au regard étrangement familier…

mon-avis

Bon bon bon…

Non.

Définitivement non.

Pour te mettre en conditions et t’expliquer le pourquoi du comment de cette regrettable erreur ; j’ai en réalité lu le bouquin quand j’avais 13ans (oui voilà comme ça tu  m’accordes un peu d’indulgence) MAIS je n’avais jamais lu la suite alors qu’à l’époque (j’ai maintenant bientôt 19ans pour la petit info, le 18avril si tu veux m’offrir un petit cadeau) j’avais A-DO-RÉ ce livre mais jamais lu la suite aucune idée pourquoi.
Et donc, un jour en promenant mon regard dans ma bibliothèque je me dis « Mais tiens, et ce livre? Si je le relisais et achetais enfin la suite? » (Donc 6ans après si t’as bien suivi).

GROSSIÈRE ERREUR.

C’est à ce moment que tu te rends compte que des lectures de jeunesse doivent rester des lectures de jeunesse.

Donc si t’as pas encore compris j’ai pas trop trop aimé le livre hein…

On va commencer par le début.

L’héroïne, Grace, voue un culte infini à une meute de loup derrière son jardin et en particulier un qui a eu la bonté de ne pas la dévorer tout cru quand les autres l’ont arrachée à sa balançoire quand elle était gamine. > Problème numéro 1 : Certain penchant pour le masochisme (bon après chacun ses pratiques)

Grace, toujours, se rend compte que son loup préféré, bim dans le mille, EST UN HUMAIN. Et qui dit humain dit qu’on peut tomber amoureuse de lui. Aussi tôt dit aussi tôt fait. En une satanée fraction de seconde : coup de foudre. Elle fait dormir un inconnu DANS SON LIT. Avec elle dedans aussi. Puis il lui avoue que quand il était loup il la mattait à travers la fenêtre quand elle se baladait en tenue d’Eve et elle ne réagit pas. Genre tu fais venir un pervers dans ta maison mais d’accord pas de soucis. > Problème numéro 2 : La niaiserie, les actes irréfléchis, les problèmes cognitifs. Après on s’étonne qu’on ne prend jamais les ados au sérieux, non mais franchement.

L’absence totale de contrôle parental rendant mystérieusement possible une sorte de routine pédante de couple. Bah oui, t’as 17ans t’es encore au lycée mais tu vis h24 ta petite vie parfaite avec ton loup garou dans ta petite maison et tes parents ne sont jamais là COMME PAR HASARD au moment où tu as besoin que ton loup soit dans les parages, l’auteur a bien fait ça. > Problème numéro 3 : Cohérence?

La lenteur, inouïe, incroyable de l’intrigue (j’ai même failli oublier plusieurs fois le but du bouquin)… ponctuée tout du long par la niaiserie de la relation Sam-Grace. Grace, déchirée par la peur de voir son homme-loup lui être arraché par le méchant hiver mais à la fois dans un monde de bonbons roses et d’arcs-en-ciel où glissent des oursons multicolores grâce aux chansons que lui chante son homme poilu tous les 3 chapitres > Problème numéro 4 : J’ai dit que j’étais blasée de cette romance?

Mais tu te demandes pourquoi je me suis acharnée à lire ça?

Parce que mine de rien, je trouvais que l’intrigue construite autour des loups-garou était vraiment bien trouvée et j’avais vraiment envie d’en voir l’évolution. Tout comme Grace, je vénère les loups, littéralement. (On a au moins ça en commun) Et rien que pour ça je pouvais me sucrer de la romance bas de gamme pour 400 pages et encore 2 tomes.
Même si l’auteur fait preuve d’encore beaucoup d’incohérences, il y a beaucoup de questions qui sont soulevées et qui méritent de l’attention.
Mais pitié… moins de naisieries…

MORAL DE L’HISTOIRE

C’est cool quand t’as 13ans c’est moins cool quand t’en as 18 et que t’as vu et revu des tonnes de romances du style. Mais y a des loups. C’est cool les loups.

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